7 mai 2009
Les surveillants de la maison d'arrêt de Vannes ont décidé de durcir leur mouvement ce matin tandis que des négociations se poursuivent au niveau national entre le ministère de la justice et les organisations syndicales. Le directeur de la prison, Olivier Vicquelin, a dû faire appel à la police pour permettre l'entrée d'intervenants extérieurs. Les parloirs sont cependant préservés. La prison de Vannes abrite en ce moment quelque 125 détenus pour88 places théoriques et gère une vingtaine de condamnés porteurs de bracelets électroniques. «Nous allons aussi bloquer l'entrée des détenus», annoncent les surveillants. «Si un tel cas de figure se présente, je ferai de nouveau appel à la police. Je tiens à ce que l'établissement continue de fonctionner», indique Olivier Vicquelin, tout en soulignant que le blocage à Vannes se déroule dans le calme. Les surveillants prévoient de maintenir le piquet de grève au moins jusqu'à ce midi.
Trafics entre les murs
«Compte tenu de la surpopulation, les mouvements de détenus se chevauchent. Nous sommes aussi confrontés à des problèmes de ?parachutage? d'objets par-dessus les murs d'enceinte de la maison d'arrêt. On retrouve régulièrement des téléphones dans les cellules», souligne Gérard Lunven, représentant de l'Ufap à la maison d'arrêt de Vannes. Exemple en début de semaine: un détenu de la maison d'arrêt avait envoyé un SMS à un homme interpellé à Vannes pour trafic de cocaïne et condamné dans la foulée à 18 mois de prison ferme.
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