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Finistère

Queen Mary 2. Prison avec sursis à quatre salariés

3 juillet 2009

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La cour d'appel de Rennes a condamné, hier, quatre salariés des Chantiers de l'Atlantique et de son sous-traitant Endel, à des peines de 18 à 24mois de prison avec sursis dans l'affaire de l'effondrement de la passerelle du Queen Mary 2.

En première instance, en octobre2007, à Saint-Nazaire, aucun salarié n'avait été condamné, seules les personnes morales Chantier de l'Atlantique et Endel(constructeur de la passerelle) avaient fait l'objet d'une condamnation pénale. Les Chantiers et Endel avaient été condamnés à 177.500EUR d'amende chacun, une condamnation portée, hier, par la cour d'appel, à son maximum, soit 225.000EUR. Le procès en appel, commencé le23mars 2009, avait duré deux semaines. Selon le président de l'association des victimes, YvesViolette, cette deuxième comparution avait apporté «plus de moyens qu'en correctionnelle pour juger au plus près de la vérité». Un salarié d'Endel et un salarié des Chantiers de l'Atlantique ont été condamnés à deux ans de prison avec sursis. Deux autres salariés, l'un d'Endel et l'autre des Chantiers, ont eux été condamnés à 18 mois avec sursis.

Les familles des victimes soulagées

Après la décision de la cour d'appel, M.Violette s'est dit «soulagé». «Imaginez la réaction des victimes, si on avait entendu la même chose» qu'en première instance, «c'est-à-dire il y a des fautes, mais il n'y a pas de responsables». Éric Cassard, qui a perdu deux membres de sa famille dans l'accident, s'est déclaré, lui aussi, «plutôt content» de la décision de la cour, qui va lui permettre de «se sortir (le drame) de la tête». «C'est une peine juste», a-t-il estimé, tout en regrettant que même lors de ce second procès, «jamais on a entendu un prévenu engager sa responsabilité». En revanche, Me Thierry Dalmasso, avocat d'Endel et de l'un des salariés condamnés par la cour d'appel, a regretté les condamnations infligées aux personnes physiques. «Ces catastrophes sont créées par des environnements à risques, et seules les collectivités, les personnes morales doivent en répondre», a-t-il estimé. «Les personnes physiques n'ont rien à voir dans ces matières», a-t-il martelé.

9,5MEUR de dommages et intérêts

Selon une avocate des parties civiles, le montant total des dommages et intérêts accordés aux nombreuses parties civiles par la cour d'appel de Rennes avoisinera les 9,5MEUR, soit un montant comparable à celui infligé en première instance.

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