2 mai 2009
Alors qu'il était enpleine démonstration de pêche, dans le cadre de la Fête de la coquille, le Youlane, chalutier de 10,50m, a coulé, hier matin, au large de Saint-Quay- Portrieux (22).
Le moins que l'on puisse dire, c'est que le port d'Armor, à Saint-Quay-Portrieux, n'est décidément pas épargné par les fortunes de mer. Naufrages, bateaux coulant inexplicablement à quai et autres collisions entre chalutiers se sont succédé ces derniers mois. Hier, c'est le Youlane, chalutier briochin de 10,50m appartenant à M.Éouzan, qui a fait naufrage vers 11h30, alors qu'il était en pleine démonstration de pêche, dans le cadre de la traditionnelle Fête de la coquille. Lamanifestation, qui se poursuit tout le week-end, n'a pas vraiment commencé sous les meilleurs auspices.
Au pied de l'île de la Mauve
Au programme, figuraient notamment des démonstrations de sauvetage en mer par les hommes de la SNSM. Hier, on peut dire que les visiteurs, qui ont peut-être cru qu'il s'agissait d'un exercice, ont été servis. Sauf qu'il y avait véritablement des marins en péril. Alors qu'il se trouvait à cinq ou six milles nautiques de Saint-Quay-Portrieux, son port d'attache, il semble que le Youlane ait talonné au pied de l'île de la Mauve, avant de sombrer. Le patron et son matelot, tous deux âgés d'une quarantaine d'années, ont heureusement pu être secourus par les marins du Petit Louis, un autre coquillier qui se trouvait sur zone. Repêchés sains et saufs, mais très choqués, ils ont ensuite été récupérés par la Sainte-Anne-du-Port (SNS156), vedette de la station SNSM de Saint-Quay-Portrieux, venue à leur rencontre. Ramenés à terre, ils ont alors été pris en charge par les pompiers et transportés au centre hospitalier Yves-Le Foll de Saint-Brieuc, pour examens.
«Un accident bête»
«C'est vraiment un accident bête», confiait hier après-midi Cyril Mordelet, patron de la vedette SNSM. Dont le rôle, après avoir secouru les deux hommes, a consisté à retourner surzone «pour récupérer la balise de détresse qui s'était déclenchée, le radeau de survie et quelques bacs qui flottaient à la surface de l'eau, ce qui est toujoursdangereux pour la navigation». Puis les sauveteurs en mer ontbalisé la zone du naufrage, afin d'éviter tout nouvel accident. Avant de regagner les pontons, où se poursuivait la fête...
