28 février 2009
C'est un homme en pleurs et réclamant des soins qui s'est présenté, hier, à la barre du tribunal correctionnel de Quimper. Bien entouré par les gendarmes, et pour cause, ce Pontdebuisien, âgé de 26 ans, qui s'était évadé dimanche soir de la gendarmerie du Faou n'a pas renvoyé l'image du dangereux fugitif à laquelle on pouvait s'attendre. En début de semaine, les forces de l'ordre se sont pourtant livrées à une véritable chasse à l'homme à son encontre, aidés de l'hélicoptère et de chiens dans les secteurs de Rosnoën, du Faou ou de Pont-de-Buis. Pour, finalement, le retrouver dans la nuit de mardi à mercredi. Petit retour en arrière. Samedi, se sachant attendu par les gendarmes à la suite de coups et de menaces de mort sur la compagne qui l'hébergeait, il s'était présenté à la brigade du Faou. Sorti de prison il y a un an pour des faits similaires en 2006, cet ancien héroïnomane, toujours consommateur de cannabis, avait été placé en garde à vue.
Il réfute avoir bousculé le gendarme
Le lendemain, vers 21h, profitant d'une pause cigarette à l'extérieur et sans menottes, il avait pris la poudre d'escampette. En poussant le gendarme qui le surveillait, assure le parquet. «Sans le bousculer, jure le prévenu, j'avais peur de retourner en maison d'arrêt, j'avais promis à mes grands-parents de ne plus y aller. Soignez-moi». Violence ou pas? La question a son importance puisque dans le second cas, l'évasion ne serait plus caractérisée. Le tribunal a cependant penché pour la première hypothèse et condamné Alain Pennanec'h à trois mois de prison. Il a en outre écopé de dix mois de prison supplémentaires pour les violences. Soit un total de 13 mois de prison ferme.
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