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Brest ville

Fanfares. Bien sur les jantes

11 mai 2008

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Le festival des fanfares a terminé sur les jantes, hier, clin d'oeil au prochain Tour de France qui partira de Brest. Zébaliz, local de l'étape, a fini maillot jaune, récompensé par un jury partisan, seul à ne pas être contrôlé à l'issue de l'étape. Après l'enfer d'Ouessant, vendredi (par la pluie uniquement), le festival des fanfares a battu, samedi, le pavé continental, à Brest, sous un soleil radieux. La caravane des douze formations en lice, soit plus de 200 musiciens, dont aucun distancé, ont pique-niqué, hier midi, place de la Liberté. Il ne s'agissait pas d'une protestation collective mais seulement d'un certain art de vivre. Ils ont remouillé ensuite le maillot en gravissant les marches de l'hôtel de ville. Le peloton y est resté groupé pendant une bonne demi-heure sous la baguette du maestro de Zébaliz, repérable à son tee-shirt jaune. Personne n'a cherché à s'échapper, y compris quand le mouvement mélodique nécessitait de passer de droite à gauche, et vice-versa, en danseuse finalement. Le peloton s'est scindé une seule fois en deux, le temps de laisser passer un couple de mariés du jour. Puis, comme à Paris, les fanfarons ont descendu l'artère métropolitaine, jusqu'à Dialogues.

Vingt-cinq ans, déjà...

Là, chacune des équipes a pu s'exprimer sur trois parcours musicaux de son choix. La seule contrainte était un contrôle anti-louzou, voulu par un jury à haute conscience médicale mais, pour le reste, sans principes. À chaque formation, il remit un diplôme saluant « l'exécution d'une oeuvre massacrée avec virtuosité ». Comme un fait exprès, le grand prix du Tour de France revint à la fanfare Zébaliz. Elle avait un alibi : elle fêtait son quart de siècle. Zébaliz est née sans grosse difficulté, bien après 1968, et sans livres à paraître sur sa vie, son oeuvre et ses descendants. Sur le plan historique toutefois, un raccourci a pu être levé, hier soir, grâce à Jean, ex-membre de Zébaliz et historien (autorisé) de la période. Devant un auditoire littéralement esbaudi, il a tordu le cou à l'idée communément admise que Zébaliz était une contraction, éclairée, de Phares et Balises. Selon lui, il faut revenir au moyen-breton. Liz y signifierait « la ceinture » et Zeb, « en dessous ». Voilà comment on tue un mythe.

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