27 juin 2008
Si Brest 2008 est la fête des vieux gréements, l'événement sera aussi celui des vaches et des poissons. Un hectares de stands leur est dédié. « Il y aura neuf milliards de bouches à nourrir d'ici 2050, ce qui aura des répercussions considérables sur le marché des denrées alimentaires ». Jacques Jaouen, président de la chambre régionale d'agriculture de Bretagne, s'appuie sur ce chiffre pour justifier la présence du monde de l'agriculture et de la pêche lors de la grande parade maritime. « Il nous est utile de faire passer des messages au public », ajoute l'agriculteur. Près de 1.500 éleveurs, pêcheurs et producteurs viendront parler, en effet, de leurs métiers, en rappelant les efforts, les contraintes, et la passion de ces travailleurs de terrain. Le village « Terres et Mers » vivra les sept jours de fête au rythme d'animations et de contact avec les animaux, à poils et à écailles. Une trentaine de stands y sera installée. Des dégustations gratuites de produits seront proposées, alimentés en particulier par la fédération des poissonniers qui s'associent à la manifestation. François Cuillandre, maire de Brest et président de l'association Brest 2008, a tenu « à soutenir » l'action des professionnels de la terre et de la mer : « Leur place est nécessaire sur les quais. Le public aura l'occasion de mieux comprendre les enjeux qui lient notre région à ces deux ensembles ». Si les agriculteurs semblent se faire une joie de participer, les pêcheurs montrent plus de réserve. Car la pêche, « en difficulté » comme le concède Jean-Jacques Tanguy du comité local des pêches (Finistère nord), souffre d'un contexte mondial malmené par la raréfaction de la ressource, le prix du carburant et les quotas. Elle se demande quel accueil lui sera réservé.
