20 février 2008
Les huit députés et quatre sénateurs du Finistère se sont rassemblés au-delà des clivages partisans pour peser de tout leur poids dans la bataille du maintien des activités d'allogreffes et de neurochirurgie pédiatriques au CHU de Brest. Ils viennent d'adresser un courrier au ministre de la Santé. « Outre l'avis favorable du Comité régional d'organisation sanitaire (Cros) qui s'est opposé au transfert vers Rennes et Nantes de ces activités, aucun argument médical, social, ni même économique, ne justifie la fermeture du site brestois », écrivent les élus. « L'avis de l'Agence de biomédecine et de l'Agence régionale de l'hospitalisation qui préconisent le maintien d'un seul site dans la région méconnaît les réalités géographiques et humaines de la Bretagne, qui est une presqu'île. À part Rennes, aucune autre capitale régionale en France n'est située aux franges orientales de ses limites administratives ». « Pourquoi les populations du Finistère, des Côtes-d'Armor et d'une partie du Morbihan devraient-elles être pénalisées par leur éloignement géographique de leur capitale administrative régionale, et pourquoi ne pourraient-elles pas bénéficier du même maillage par le maintien du site brestois ? ».
