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Finistère

18 ans pour viols sur mineurs. La peine confirmée en appel

22 mars 2008

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Patrick Mayali a été condamné hier, à Rennes, à 18 ans de réclusion criminelle pour les viols de deux adolescents à Brest, en 2002 et 2003. À cette peine, s'ajoutent trois ans de prison pour usurpation d'identité. La « métamorphose » de Patrick Mayali n'a pas convaincu le jury. La cour d'assises d'appel de Rennes a condamné, hier, l'ancien routard à 18 ans de réclusion criminelle, assortis d'une peine de sûreté de 12 ans, pour le viol de deux adolescents, dont l'un avec une arme, à Brest, en 2002 et 2003. Un verdict semblable à celui prononcé en 2006 par la cour d'assises du Finistère. Les jurés ont, cette fois, ajouté à la sanction dix ans de suivi sociojudiciaire avec obligation de soins. Si Patrick Mayali, 50 ans, ne s'y soumet pas à sa sortie de prison, il encourra cinq années supplémentaires de détention. À cette peine principale s'ajoutent trois années de prison - contre cinq en première instance - pour usurpation d'identité : au moment de son arrestation, en 2003, Patrick Mayali avait donné le nom de son ancien compagnon.

Castration chimique

La cour a suivi en tout point le réquisitoire de l'avocat général, Jean-Luc Desport. S'appuyant sur les rapports des experts psychiatres, celui-ci a mis en doute la sincérité de l'accusé. Pour la défense, M e Olivier Dersoir a mis en garde les jurés contre « un excès de peine qui rend la peine inutile. Il est à un moment charnière. Cette évolution n'est certainement pas achevée, mais il part de loin ». Et M e Dersoir d'évoquer les traumatismes subis par l'accusé dans son enfance entre un « père fou furieux » et des foyers « où des éducateurs qui sont censés vous enseigner les principes moraux vous sodomisent ». « Ce qu'il défend aujourd'hui, c'est sa place dans la société », a ajouté l'avocat, soulignant le parcours universitaire entrepris en détention par son client et sa volonté de se soumettre à une castration chimique. Patrick Mayali a simplement ajouté : « Je m'excuse. Le pardon, il faut encore que je fasse mes preuves pour le mériter ».

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