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Côtes-d'Armor

Veille économique. « Seul le bâtiment souffre »

18 novembre 2008

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Représentants des chambres consulaires, des banques et de l'État se sont réunis, hier, au sein de la commisson départementale de suivi du crédit. Tous assurent que la crise financière n'a pas atteint les Côtes-d'Armor.« Aujourd'hui, les effets de la crise financière sur l'activité économique des Côtes-d'Armor n'apparaissent pas. Mais ceci n'empêche pas la prudence, l'inquiétude et la vigilance ». C'est un Jean-Yves Raude mesuré, mais se voulant rassurant, qui est intervenu, hier, à la sortie de la troisième réunion de la Commission départementale de suivi du crédit aux PME (petites et moyennes entreprises). Le trésorier-payeur général a insisté sur le fait qu'« excepté dans le bâtiment », les entreprises du département ne manifestaient « pas d'inquiétudes particulières ». Il a également rappelé que les banques étaient « en position d'offres » : « Elles ne sont pas frileuses, mais demandeuses ».

Les intérimaires et les heures sup' sacrifiés

Intervenant à son tour, Jean-Louis Fargeas a, de son côté, reconnu que les particuliers avaient énormément de réticences à se lancer dans des travaux et des achats. « Ceci fait peser un grand risque sur l'économie », a ajouté le haut fonctionnaire, qui a indiqué ensuite que les entreprises faisaient « de moins en moins appel aux heures supplémentaires » et que les contrats des intérimaires n'étaient « pas renouvelés ». Mais le préfet a lui aussi souligné qu'il n'y avait pas de crise économique dans le département : « Nous avons plusieurs entreprises de l'agroalimentaire qui fonctionnent bien et qui fonctionneront quoi qu'ils arrivent. Et la crise qui frappe le bâtiment avait débuté avant la crise financière ».

Un site internet pour les chefs d'entreprise

Accompagnés du directeur de la Banque de France Pierre-Michel Bardet-Fremann, les deux hommes ont également détaillé les modalités d'application du « Plan de soutien à l'activité et aux PME », voulu par Nicolas Sarkozy. À cette occasion, ils ont annoncé l'ouverture d'un portail Internet - www.mediateurducredit.fr - à destination des chefs d'entreprises. Concrètement, ceux-ci ont désormais la possibilité de saisir le médiateur national lorsqu'ils estiment que les banques leur refusent injustement un crédit. Et dans le cas où le conflit ne se règle pas dans les dix jours, le médiateur national, aiguillé par le directeur local de la Banque de France, aura la possibilité de « mettre la pression sur les banques », selon Jean-Louis Fargeas. À ce jour, dix dossiers costarmoricains sont déjà entre les mains de la commission. Mais aucun d'eux n'a, pour l'heure, été tranché.

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