3 juillet 2009
Les assises départementales de la bientraitance se sont tenues hier à Brézillet, à Saint-Brieuc. Elles étaient organisées par le conseil général et la direction départementale des Affaires sanitaires et sociales (Ddass).
Informer et sensibiliser à la démarche de bientraitance. Tel était l'objectif de ces assises organisées par le conseil général à l'intention des professionnels qui interviennent dans la prise en charge des personnes âgées et/ou en situation de handicap, en institution ou à domicile.
L'État entend ainsi décliner au niveau départemental les travaux réalisés au plan national
sur la bientraitance, inscrite dans ses priorités en matière de protection des personnes vulnérables.
Concept de bientraitance
En présence de 350 personnes, Michel Legros, président du conseil scientifique de l'ANESM (Agence nationale de l'évaluation et de la qualité des établissements et services sociaux et médico-sociaux), a présenté la notion de bientraitance.
Ce concept a valeur de «force normative» car les établissements auront l'obligation de travailler selon ces recommandations.
Actes de civilité
Selon François de Martel, responsable de la mission Handicaps et dépendances à la DDASS (Direction départementale des Affaires sanitaires et sociales), «l'idée est d'insuffler une nouvelle dimension dans la prise en charge des soins». Afin de prévenir la maltraitance, les personnels seront mieux formés pour améliorer les conditions et la qualité de prise en charge et d'accompagnement. Pour Pierre Le Ray, Directeur de la Ddass, «il s'agit, avant tout, de mettre en exergue les actes de civilité qui permettront de mieux prendre en compte la personneà travers des gestes élémentaires».
Projet collectif et positif
Pour mener à bien cette action, outre la formation des personnels, des axes majeurs ont été définis. Ainsi, des contrôles seront effectués dans les établissements d'hébergement et, chaque année, via un questionnaire adapté, chacun d'entre eux évaluera la qualité de ses prestations afin de vérifier que les recommandations de l'ANESM sont bien mises en oeuvre. Selon François de Martel, «il s'agit d'aboutir à la construction d'un projet collectif positif, à la fois pour les accompagnés et pour les accompagnants».
