15 mai 2008
Le fait est suffisamment rare pour être signalé, même si la SNCF accumule en ce moment les déboires. Les voyageurs de seconde classe du TGV nº8647 qui reliait Paris à Brest le 7 mai dernier (départ à 17 h 10 de Montparnasse), en passant par Saint-Brieuc, ont en effet connu une telle galère qu'ils ont décidé de se mobiliser et décidé spontanément de se constituer en collectif. Il est vrai que leur voyage a été long, très long. Leur train a d'abord été stoppé en gare du Mans (une heure d'arrêt), puis détourné par Nantes ! Autre arrêt non prévu, Rennes, pour un changement de motrice. Du coup, l'arrivée à Saint-Brieuc prévue normalement à 19 h 56, a eu lieu à 23 h ! Et l'arrivée à Brest s'est effectuée à 0 h 30 au lieu de 21 h 09 ! D'après Jean-Louis Rotter, un Briochin porte-parole du collectif, la SNCF « réfute toute responsabilité et refuse de dédommager des voyageurs ». Dans un communiqué, le collectif parle « d'enfants et de personnes âgées à bout de nerfs, d'informations insuffisantes voir contradictoires, de taxis de correspondance pour certains, de débrouille pour les autres, de plateaux-repas gratuits distribués aux voyageurs de 1 r e classe et de pénurie de denrées au wagon-restaurant pour ceux de la 2 e classe ».
