14 octobre 2008
La polyclinique de l'Armor et de l'Argoat doit fermer en fin d'année. L'hôpital de Guingamp a déposé sur le bureau de l'ARH son projet de reprise de l'activité.
La société anonyme clinique de l'Armor et de l'Argoat devrait baisser le rideau à la fin de l'année. Cet établissement, séparé par une passerelle de l'hôpital guingampais, ne survivra pas à la crise financière qui l'a secoué ces derniers mois. Sous le toit du pôle de santé guingampais, l'hôpital va perdre ainsi son binôme sanitaire. Devant ce scénario catastrophe, la direction de l'hôpital de Guingamp a imaginé un plan de sauvetage de l'offre de soins sur site. Le pôle de santé devrait ainsi survivre à l'enterrement de la clinique.
Les pistes
Depuis hier, 17 h, le projet de reprise de l'activité de la polyclinique et de ses personnels (130 emplois) par le centre hospitalier de Guingamp est posé sur le bureau de l'agence régionale de l'hospitalisation (ARH).
Ce projet explore plusieurs pistes : « Le redimensionnement des capacités chirurgicales, de 74 lits aujourd'hui à une hospitalisation complète de 36 lits ; une hospitalisation de semaine de 18 lits et une chirurgie ambulatoire de 20 lits ; le regroupement de la surveillance continue et des lits nécessitant une surveillance particulière ; l'organisation de la permanence des soins sur le modèle 24 h/24 h avec maintien des astreintes en orthopédie et en digestif ; la création d'activités nouvelles pour préserver l'emploi et occuper l'espace libéré ; la création de 15 lits de MPR (médecine physique et de rééducation) ; la création de 18 lits de soins de suite post-chirurgicaux et la création d'une unité de soins palliatifs de dix lits », énumère Annie Le Houérou, la présidente du conseil d'administration du centre hospitalier de Guingamp.
Ce projet a été évoqué sous le toit de l'ARH, hier en fin d'après-midi. La direction de l'hôpital guingampais a essayé de convaincre l'ARH de l'accompagner dans ce plan de sauvetage. « Cette réunion a pour objectif de préparer la proposition de plan de reprise de l'activité de la clinique par l'hôpital », précise Annie Le Houérou. La balle est désormais dans le camp de l'ARH, qui attribue les moyens et les autorisations de fonctionnement.
« C'est plutôt positif »
« C'est plutôt positif », résumait Annie Le Houérou, hier soir, après l'entrevue de l'après-midi. « On a eu l'assurance de la reprise d'une bonne partie du personnel et du maintien de l'activité ». Dans les tuyaux, le redimensionnement de la chirurgie devrait faire place à de nouvelles activités dans un délai de un à six mois. À la fin du mois d'octobre, la direction de l'hôpital retrouvera l'ARH pour une nouvelle réunion de travail où le projet de reprise devrait être affiné. « Le tribunal devrait proposer la liquidation avec continuité de l'activité. L'hôpital pourra alors faire son offre de reprise dans le détail ».
C'est le calendrier qui se dégage après cette journée de discussion. Aujourd'hui, Antoine Perrin, le directeur de l'ARH, rencontrera les représentants du personnel de l'hôpital et ceux de la clinique pour leur dresser un état des lieux de cette reprise annoncée.
