18 février 2009
Bénéficiant d'une permission de sortie, il n'avait pas regagné la maison d'arrêt. Il a ensuite commis plusieurs vols dans la région de Saint-Brieuc. Hier, il a écopé de quatre mois de prison ferme.
En décembre2007, alors qu'il bénéficie d'une permission de sortie, Johnny Fabre ne regagne pas la maison d'arrêt. Ainsi évadé, le jeune homme, alors âgé de 18 ans, commet une série de vols avec plusieurs comparses dans la commune de Langueux. Dans la nuit du 8 au 9janvier 2008, après avoir passé la soirée chez une connaissance, il repart avec plusieurs jeux vidéo pour les revendre. Le 13janvier suivant, il rentre dans un garage non verrouillé. Après avoir trouvé les clés de la voiture sur l'étagère, il vole une Clio. À Ploufragan, le véhicule tombe en panne d'essence. Les trois hommes abandonnent alors la voiture volée. Le 16janvier, toujours en cavale, il pénètre dans une maison où il s'empare d'un sac à main resté dans la salle à manger. Dans la nuit du 16 au 17janvier, il s'introduit dans un garage où il vole une voiture Honda. Son frère et deux copains montent à bord. Au volant du véhicule, Johnny Fabre, avec ses trois amis, rate un virage et vient heurter une barrière de sécurité. Les quatre hommes décident de s'enfuir à pied, ils sont rattrapés par les forces de l'ordre après une course-poursuite.
«Une balade à l'américaine»
Hier, devant le tribunal correctionnel de Saint-Brieuc, le jeune homme a reconnu l'intégralité des faits qui lui étaient reprochés. «J'étais en évasion, j'ai volé ces voitures pour pouvoir dormir à l'intérieur», explique le prévenu lorsque la juge Bréard lui a demandé la raison de ces vols à répétition. «Lorsque Johnny Fabre est dans la nature, il vaut mieux fermer son garage», ironise le procureur Gérard Zaug, avant de requérir quatre mois de prison ferme. Le prévenu est déjà détenu jusqu'en 2010 pour d'autres faits. L'avocate de la défense, quant à elle, décrit le prévenu comme quelqu'un de «sympathique et généreux», mais néanmoins d'une «immaturité massive», ce qui le pousse à commettre des délits «dans un contexte de rigolade, de balade à l'américaine où l'on va de bêtise en bêtise». La juge unique a suivi les réquisitions du parquet en condamnant Johnny Fabre à quatre mois d'emprisonnement ferme.
