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Côtes-d'Armor

Centrale de Ploufragan. L'enquête publique commence

22 novembre 2007

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L'enquête publique sur le projet de centrale électrique de Ploufragan s'ouvre ce matin. Tandis que ses promoteurs soulignaient, hier, l'impérieuse nécessité de cette construction, les élus de la principale commune concernée réclamaient le report de l'enquête, le temps de s'informer.

Déficit de production de la Bretagne en électricité, besoins croissants en raison d'une démographie désormais positive et d'un certain dynamisme économique... Depuis plusieurs années, RTE, l'organisme chargé nationalement du transport de l'électricité, désormais produite par différents opérateurs publics ou privés, met le doigt sur le problème. Selon ses responsables, il faut une centrale en nord-Bretagne. De préférence près de Saint-Brieuc, où, en période de pointe, on friserait bientôt la rupture d'alimentation.

Marge de production

La communauté d'agglomération briochine (Cabri), toujours soucieuse de son développement économique, a très vite capté le message. Elle a cédé à Gaz de France, l'opérateur retenu par RTE, un terrain situé sur dans la zone industrielle des Châtelets, gérée au niveau communautaire bien que dépendant de Ploufragan. Une centrale au gaz, capable de fonctionner accessoirement au fuel, d'une puissance de 200 mégawatts y est projetée. C'est beaucoup plus que les besoins identifiés, l'opérateur disposant ainsi d'une marge de production commercialisable, qui alimentera d'autres secteurs de France.

Étude et enquête se télescopent

Des riverains et des associations de défense de l'environnement se sont émus : ils auraient préféré une centrale utilisant des énergies renouvelables (solaire, éolienne, biomasse, etc...). « Incompatibles avec la rapidité et la fiabilité nécessaires en période de pointe », assure RTE. À Ploufragan, les élus, sans s'opposer à la centrale, aimeraient voir leur jugement éclairé par un cabinet spécialisé. Une étude est sur le point de commencer. Averti de son imminence, le maire a demandé son report au préfet. Peine perdue : les commissaires-enquêteurs sont attendus à partir d'aujourd'hui, et jusqu'au 22 décembre, dans dix communes de l'agglomération. Faute de report, les élus de Ploufragan demandent la prolongation de l'enquête, pour laisser au cabinet d'étude le temps de faire son travail. « On veut emporter notre accord sans même que nous ayons les moyens de notre décision », se plaignent-ils. Ils appellent la population à participer à l'enquête publique.

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