15 juin 2008
Hier, à Quimper, jusqu'à 700 personnes ont soutenu l'hôpital de Carhaix (29), dans le calme. Le comité de défense incite les élus finistériens à se mobiliser.
« J'avoue que je ne comprends pas l'attitude des socialistes. C'est une noble cause, non, la défense de l'hôpital de Carhaix, comme celle des autres d'ailleurs ! »
Commentaire du maire divers gauche de Carhaix, Christian Troadec, hier, en marge de la manifestation quimpéroise, qui a rassemblé jusqu'à 700 personnes. Pas uniquement des Carhaisiens d'ailleurs. Il a, par exemple, regretté, au micro, que les élus quimpérois « n'aient pas pris une position plus affirmée en faveur de notre mobilisation ».
Christian Troadec a, en revanche, évoqué la tenue, mercredi à Port-Launay (29), d'une réunion « des forces politiques progressistes et des syndicats finistériens ». « Il s'agira de préparer la manifestation du 21 juin à Quimper, à laquelle les élus du centre-ouest Bretagne devraient tous participer », a-t-il espéré.
Quelques fusées tirées
« Il est primordial, en tout cas, que les élus finistériens prennent la mesure des conséquences du déménagement du territoire auquel l'État procède. Car, aujourd'hui, c'est Carhaix, mais demain, ça pourrait arriver à Quimper ou Brest », a-t-il habilement insisté.
Hier, la manifestation, pour la première fois encadrée par un service d'ordre, s'est déroulée sans heurts. Quelques fusées ont bien été tirées, brisant au moins deux vitres de la préfecture et d'un logement voisin. Mais le service d'ordre s'est précisément interposé entre de jeunes manifestants prêts à en découdre et plusieurs dizaines de gendarmes mobiles sur le qui-vive, pour que le face-à-face ne dégénère pas.