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Bretagne

Cri du Cochon. Une belle bande de couineurs ! [Video + diapo]

5 juillet 2009 - 2 réactions

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30 cochons grillés issus de 30 élevages du Nord-Finistère, quinze cordes de bûches, plus de six heures de cuisson, pas loin de 180 bénévoles et 2100 plateaux-repas servis : non, ce n'est pas le dispositif mis en place pour un p'tit dej' d'Obélix, mais bien les chiffres de la 17è édition du "Samedi du Porc", qui s'est tenu hier soir dans le petit bourg de Milizac !

Un banquet gargantuesque qui date du retour de vacances de deux copains en 1993, et qui prend un peu plus d'ampleur chaque année, rythmé par plusieurs concerts (la Pétarade de Brest, Julien Grignon et les Maudits Matoux cette année), mais surtout par la traditionnelle épreuve de l'imitation du cri du cochon.

Emeline Arzel, douze ans, reine des couineuses
Hier soir, la jeune (12 ans) Emeline Arzel a inscrit son nom pour la première fois au palmarès de l'épreuve, en bluffant le public et le jury (composé de cinq éleveurs de porcs du département) par un couinement des plus aigus!

En direct de Milizac

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2 réactions

  • quer...
    Remerciements
    Au nom du comité du Samedi du Porc, je tenais à vous remercier spectateurs, bénévoles, consommateurs, sponsors, participants, techniciens, élus, journalistes, pour la rélisation de cette édition 2009 qui fut un succès grace à vous et rendez-vous l'année prochaine pour les 18 ans !!!!!! Dagui
    Ajouté le 6 juillet 2009 à 21h20
  • Fred
    Excellent
    Vraiment excellente cette fête. Cela me fait penser à une chronique du comique Vincent Roca que voici. C'était dans des temps reculés sur une île imaginaire. Hommes et cochons vivaient en bonne entente. En ces temps-là, la vérité sortait par tous ports. Il faut dire qu'ils gardaient toute leur cervelle et parlaient ongulé couramment. Le porc était altier et l'homme altruiste. Ils disaient : « ne fais pas autrui ce que tu ne voudrais pas qu'on te fit. Ou qu'on te fasse. La concordance de temps n'était pas encore très au point. Quand les hommes jouaient à la pétanque, il se trouvait toujours un petit cochonnet à vouloir s'immiscer dans la partie. Certains artistes peignaient sur des toiles en peau de cochon. Ils faisaient déjà de la peinture sur soie avec de la confiture. D'autres jetaient des perles aux pourceaux qui fabriquaient des colliers. Des colliers de porc. En échange, les cochons jetaient des saucisses aux humains qui en faisaient aussi des colliers qu'ils portaient sur leurs chemises. Des chemises à jabeau de jambon. Certains cochons pratiquaient l'art lyrique. Des bardes en quelque sorte. Ils poussaient des cris stridents de museau soprano. Ils grouinaient mais là on ne savait plus si c'était de l'art ou du cochon. Le cochon roulait en porcherie sellerie cuir, auge baquet et moquette couleur paille. Il avait un groin de folie qui le rendait fort sympathique. C'était un grand fouisseur devant l'éternel. Il fouissait partout. On s'étonnait même qu'il fouisse encore ou qu'il fouit. Non décidément, la concordance des temps n'était pas au point. Ce qui en faisait un excellent truffier. Certains cochons souffraient même d'hypertruffie du moi. Ce qui les rapprochait encore plus des hommes. Les femmes disaient : «  tout homme a dans son coeur un cochon qui sommeille ». Et les cochons épondaient : « Une femme dans chaque port ». Le cochon avait la queue en ouvre bouteille et l'homme en tire cochon. Comme on dit : « cochon qui s'en rédit ». Alors on laissait les amoureux filer... mignons, ils allaient s'embrasser sous les portes phacochères et se livrer à toute sorte de cochoncetés. Oui mais c'est bien connu, cochon ou pas, souvent l'amour détruit. Et les cochons, passé un certain âge, faisaient de vieux solitaires. Une fois morts, les hommes étaient incinérés et l'on déposait leurs cendres dans des carcasses de cochons sauvages : des sangliers. Une fois par an, à la Toussaint, on vidait les sangliers pour qu'ils puissent resservir. Parfois au cours de disputes particulièrement vives, hommes et femmes s'envoyaient des sangliers à la figure. Gratuitement. Enfin en port du ! Les sangliers installaient leurs bauges sur des tables de bistrot. Aussi les humains eurent l'idée de leur coller des autocollants publicitaires. Les collectionneurs les volaient allègrement. Ce qui fait qu'on trouvait de moins en moins de sangliers. Les cochons morts, eux, étaient grillés et les hommes les fumaient par paquet. On pouvait jusqu'à trois poitrines par jour. On fumait même les lardons. Parfois les porcs se regroupaient en bande et se livraient à des petits larcins de porcins. Oh rien de grave. Certaines bandes devinrent célèbres comme la bande à jambonneau. C'était un temps imaginaire. Depuis l'île de la déraison s'est enfouie. C'eût été folie qu'on ne l'enfouisse point. L'enfouit ? Putain de concordance des temps. Sous nos latitudes désormais, on allège allègrement le cochon de ses deux boules de pétanque. Châtré nom d'une pipe ! Et le voici garde mangé sur quatre pattes. Seul le verrat est conservé intact pour la reproduction. D'où l'expression qui vivra... verra. On engraisse le porc, on le fait miroiter une vie en rose : bain de boue et sous à volonté. On lui caresse l'échine mais la vie du porc finit en eau de boudin. Il passe à la casserole, au caramel ou aux épices en civet ou en cari. Mis au jarret de rigueur. On l'écharpe vulgairement comme un otage : d'un coup de couteau dans la gorge. Oh la brave bête est d'accord, regardez là comme elle file le saint doux. Elle entérine du chef. C'est son destin. Le cochon, pas étonnant messieurs que vous le charcutiez. Tout est bon dans le cochon. Des centres de truies. Le cochon déboyauté mais digne de foi s'éparpille en beaux quartiers façon puzzle par palettes entières aux quatre coins des ventres. Boustifaille et cochonnaille. En route pour le festival de couenne ! Haut les coeurs. Sur une musique du groupe Abba, les rillettes déboulent au 24 h du Mans, les boudins filent aux Antilles, l'andouillette prend l'express pour Troyes, les tripes le car pour Caen, l'andouille descend à Vire, la rosette se pose à Lyon. Gorée du nord, Gorée du sud et l'évêque cochon sent Beauvais ! En Alsace, il y a des gendarmes dans la choucroute, les petits salés portent des lentilles, même le Jésus est une saucisse... De Morteau. Oui Jésus est mort tôt à 33 ans. Et si le cheval est le meilleur ami de l'homme, le cochon devient son meilleur salami. Le fait est que l'on observe tous ses petits travers et qu'on s'éloigne rarement de ses côtes. On a même inventé le rôti de porc aux truffes en hommage à son flair. Pourtant il n'a rien senti venir. Certains hommes refusent de manger du cochon. Ils disent que le cochon est éboueur... il vit d'ordures. Et que ceux qui en consomment ont l'éboueur et l'argent de l'éboueur. Le cochon et toutes les cochonneries qui vont avec. Mais tous les hommes comme s'ils voulaient renflouer l'île de la déraison élèvent des petits cochons en chambre, des petits cochons en porcelaine qu'ils nourrissent avec des rêves et des pièces jaunes. Et grâce au cochon, ils continuent à jouer comme quand ils étaient gosses. Sur leur île imaginaire, ils font des pâtés.
    Ajouté le 5 juillet 2009 à 15h15
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