24 octobre 2007
Le cabinet de la garde des Sceaux a bien reçu hier, en fin de journée, une délégation de parlementaires bretons. Au menu : le dossier - ô combien sensible ! - de la réforme de la carte judiciaire. Après une heure d'entretien, les parlementaires sont ressortis amers... « On nous a écoutés », soulignait, hier soir, Marylise Lebranchu, qui était accompagnée de Corinne Erhel et Jean Gaubert, députés des Côtes-d'Armor, et Thierry Benoit, députés d'Ille-et-Vilaine. Ils étaient sur la même longueur d'onde pour dire que « c'était un rendez-vous pour rien ». Morlaix, Paimpol, rayés de la carte ? Ils n'en savent pas plus... « Ils ont fait une carte archaïque. Il n'y a pas de critères », regrettait, hier, Marylise Lebranchu. « En théorie, il devait y avoir négociation, poursuivait la Morlaisienne. En pratique, il n'y en aura pas ! », déplorait-elle. Le directeur adjoint du cabinet a redit aux élus la « détermination » de Rachida Dati sur le dossier. Quels tribunaux fermeront ? Les parlementaires ne sont pas sortis avec une liste à la main. « Au moins trois ou quatre TGI, selon eux, et une dizaine de TI ». Ils avaient tous, hier soir, le sentiment que « la carte était faite ». Et après, on « viendra nous l'expliquer ! ». Quand ? On ne sait pas. La date de la venue de la garde des Sceaux dans l'Ouest n'est toujours pas arrêtée. Marylise Lebranchu ne retire « qu'une grande leçon : tout est fait d'avance »...
