4 janvier 2009
Pour la première fois depuis le début du conflit, l es troupes israéliennes sont entrées , hier soir, d ans la bande de Gaza pour affronter directement le Hamas. Les appels à la paix venus du monde entier n'ont pas été entendus.Une nouvelle étape a été franchie, hier soir, dans le conflit qui oppose depuis une semaine l'armée israélienne au Hamas dans la Bande de Gaza.
Dès l'intrusion de l'armée israélienne sur son territoire, l e Hamas a menacé de transformer le territoire palestinien en un « cimetière » pour l ' armée israélienne .
De son côté, le président palestinien Mahmoud Abbas a condamné l ' opération terrestre et réclamé une réunion urgente du Conseil de sécurité de l ' Onu pour y mettre fin. Celle-ci devait se tenir la nuit dernière à New York.
L ' armée israélienne a d'ores et déjà annoncé que l ' offensive terrestre, la première de cette envergure depuis l ' évacuation de la bande de Gaza en 2005, durerait de « nombreux jours ».
Hier soir, d es explosions et des échanges de tirs étaient entendus dans plusieurs secteurs, alors que les troupes appuyées par des hélicoptères Apache avançaient dans la bande de Gaza.
Dès les premières minutes du conflit, u n enfant palestinien a été tué et onze personnes blessé e s par un tir d ' obus de char israélien dans la ville de Gaza. L'armée israélienne annonçait également des dizaines de tués dans les rangs des Palestiens « armés ».
Avertissement
au Hezbollah
Un « nombre important de forces » participent à cette « deuxième phase » de l ' offensive israélienne , a expliqué l ' armée , en menaçant les habitants de Gaza qui aideraient des « terroristes » du Hamas.
Le ministre israélien de la Défense Ehud Barak a signé « un ordre de mobilisation urgente de milliers de réservistes » pour cette offensive. Il a aussi affirmé que son pays était prêt à toute éventualité à sa frontière nord avec le Liban, dans un avertissement à peine voilé au mouvement chiite Hezbollah qui avait combattu l ' Etat hébreu en 2006.
La France
condamne l'offensive
Au niveau international, les réactions commençaient, hier soir, à se faire entendre. L'administration du président américain George W. Bush qui avait dit laisser son allié israélien libre de décider de lancer ou non une offensive terrestre, se contentant de l'exhorter à éviter les victimes civiles, a annoncé, hier soir, que le président était informé de la situation à Gaza et que les responsables américains étaient en contact avec Israël et d'autres dirigeants dans le monde.
Sur le front diplomatique, une mission conduite par le chef de la diplomatie tchèque Karel Schwarzenberg, dont le pays assure la présidence de l'Union européenne, est attendue au Proche-Orient aujourd'hui. Karel Schwarzenberg a estimé qu'Israël n'avait pas le droit d'engager des actions militaires qui « affectent largement les civils ».
La France, dont le président Nicolas Sarkozy arrivera demain au Proche-Orient, a « condamné » l'opération terrestre, qui « complique les efforts engagés par la communauté internationale » pour obtenir un cessez-le-feu.
