14 juin 2008
Nicolas Sarkozy veut que la prise en charge des personnes en fin de vie soit « une priorité absolue » . Nicolas Sarkozy , accompagné du ministre de la Santé, Roselyne Bachelot a dévoilé , h i er, à Bourges , un plan de développement des soins palliatifs de 230 millions d ' euros
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« Etre là aussi
au moment de la mort »
« On va faire quelque chose qui est très important à mes yeux, c ' est de mettre une culture du soin palliatif et de la lutte contre la douleur dans la formation médicale . N aturellement, le médecin est là pour la vie mais il doit être là aussi au moment de la mort ». Devant les équipes chargées des soins palliatifs à l ' hôpital de Bourges, il a affirmé que « la prise en charge des personnes en fin de vie est une priorité absolue ».
Le chef de l ' Etat a ensuite détaillé son plan de développement, la première priorité étant de faire passer en quatre ans de 100.000 à 200.000 le nombre de patients en fin de vie pris en charge. Il a annoncé la création de 1.200 nouveaux lits « de soins de suite » dans les hôpitaux pour les cas les plus lourds, contre 300 aujourd ' hui.
Le deuxième objectif du plan vise à développer la culture des soins palliatifs, avec un effort de formation et d'information pour les personnels soignants et d'accompagnement, d'accompagnement des familles, ainsi qu'en matière de recherche. L e plan prévoit la création de 75 nouvelles équipes mobiles qui s ' ajouteront aux 337 qui interviennent déjà auprès des malades.
Soutien des proches
Troisième axe du plan : le soutien aux bénévoles, associations et proches des malades. Il a promis une « évaluation » de la loi de 2007 qui donne droit à 15 jours de congé aux personnes souhaitant accompagner des malades en fin de vie.
Quelque 230 millions d ' euros supplémentaires, prélevés sur les recettes issues des franchises médicales, seront donc consacrés jusqu ' en 2012 à ce plan .
Imposées le 1 er janvier dernier, les franchises médicales sont censées rapporter 850 millions d ' euros par an à l ' Etat, destinés à la lutte contre la maladie d ' Alzheimer et le cancer, et aux soins palliatifs.
L'Alliance pour les droits de la vie a estimé que ce plan allait « dans le bon sens », mais restait « vigilante » sur sa mise en place effective.
