26 janvier 2008
M ichèle Alliot-Marie, ministre de l ' Intérieur, chargée des Cultes, a donné , hier, le coup d ' envoi d ' un aménagement de la loi sur la laïcité de 1905, appelé de ses voeux par Nicolas Sarkozy.
Les références aux « racines chrétiennes » de notre société, la prééminence du curé sur l ' instituteur, avaient fortement ému les défenseurs de la laïcité, inscrite dans la Constitution de 1958 ( « La France est une République indivisible, laïque, démocrate et sociale » ).
Manque de carrés confessionnels
Selon la ministre, « la société a changé » et « certaines modalités de la loi, qui créent des entraves à l ' exercice des cultes, doivent être adaptées » . Elle cite le cas des carrés confessionnels des cimetières, ces espaces où se regroupent pour l ' éternité les juifs avec les juifs, les musulmans avec les musulmans, les athées avec les athées, etc.
Selon les autorités religieuses, et aussi les services des pompes funèbres, les carrés juifs sont pleins et les carrés musulmans inexistants ou insuffisants, selon les communes. La création de nouveaux « carrés » est laissée à l ' appréciation du maire - tout comme l ' attribution de terrains pour la construction de lieux de culte - et il n ' y a pas de règle unique en France.
L ' autre point aménageable de la loi concernerait le statut respectif des associations cultuelles, leur habilité à recevoir des financements publics, leur statut fiscal, etc.
