15 février 2009
Réunis à Rome, les ministres des Finances du G7 ont rejeté hier tout recours au protectionnisme pour venir à bout de la crise économique, réaffirmant au contraire leur engagement à agir de concert «pour soutenir la croissance et l'emploi, et renforcer le secteur financier». «La stabilisation de l'économie et des marchés financiers mondiaux demeure notre plus grande priorité», ont assuré les ministres dans leur déclaration finale, rappelant que les sept pays les plus industrialisés ont pris «collectivement des mesures exceptionnelles» pour lutter contre «le grave ralentissement économique mondial» actuel. Face à cette crise, les grands argentiers du G7 ont réaffirmé leur rejet de «mesures protectionnistes qui ne feraient qu'aggraver le ralentissement». Une remarque qui vise les Etats-Unis, en raison de leur clause «Acheter américain» envisagée dans le plan de relance de Barack Obama, et la France, qui a annoncé cette semaine une aide au secteur automobile. A ce titre, la ministre française des Finances, Christine Lagarde, a de nouveau rejeté toute accusation de protectionnisme déguisé, estimant que la France «ne se sent pas spécialement visée». La réunion de Rome était considérée comme une étape dans les préparatifs du sommet du G20 qui réunira à Londres le 2avril les sept pays les plus industrialisés et les économies émergentes telles que la Chine et l'Inde.
Lorient ville. Crise économique. Une lumière au bout du tunnel ?