6 juillet 2009
Les boîtes noires de l'Airbus A310, qui s'est écrasé dans la nuit de lundi à mardi au large des Comores avec 152 passagers à son bord. ont été repérées. Il va falloir aller les récupérer. Un navire basé à Brest, le Beautemps-Beaupré, doit être sur zone entre le 12 et le 17 juillet afin de localiser plus précisément les enregistreurs. A ce jour, il n'y a toujours qu'un seul rescapé : l'adolescente Bahia Bakari, rapatriée en France. Les Comoriens ne relâchent pas la pression sur la compagnie Yemenia. Ils veulent une suspension immédiate de la liaison avec l'archipel.
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Lundi. Les familles des victimes vont disposer d'un fond d'aide
Stéphane Salord, consul honoraire des Comores à Marseille, a annoncé cet après la création d'un fonds d'aide aux familles des victimes en difficulté après le crash de l'A310. Première dotation : 15.000 EUR offerst par la Caisse d'épargne régionale.
Lundi. Les recherches de l'épave vont "prendre du temps"
L'ambassadeur français aux Comores, Luc Hallade, prévient que les recherches de l'épave de l'Airbus A310 vont "prendre du temps". "Tout est compliqué et long. Je comprends tout à fait la souffrance et l'attente des familles, mais il faut avoir un langage de vérité", ajoute-t-il. Luc Hallade confirme la captation "des échos des balises attachées aux enregistreurs de vol (boîtes noires)". Il annonce que des équipes d'une cellule spécialisée de la marine nationale française, la "cellule plongée humaine et intervention sous la mer" (Cephismer) récemment arrivées aux Comores va se mettre en place "dès cet après-midi". Problème : la nature du terrain. "On est sur un volcan, les fonds sont extrêmement accidentés et la déclivité sous-marine est très forte", conclut l'ambassadeur.
Lundi. Les Comoriens transforment leur fête de l'indépendance en journée de deuil
Aujourd'hui, les Comoriens devaient célébrer la date anniversaire de l'indépendance de l'archipel. Cet événement festif a été remplacé par une cérémonie de deuil suivie par des milliers de personnes.
Lundi. Des Comoriens dissuadent leurs compatriotes d'embarquer sur Yemenia
Nouvelle action du collectif des associations et amis des Comores (CAAC). Après avoir passé la nuit à l'aéroport, une dizaine de manifestatnts ont dissuader leurs compatriotes de prendre l'avion de Yemenia à destination des Comores. "Nous continuerons jusqu'à ce qu'il y ait une déclaration de Yemenia ou des autorités comoriennes annonçant la fin de la desserte des Comores par la compagnie Yemenia", déclare Mustapha Abdou-Raouf, porte-parole du CAAC.
Dimanche. Un navire brestois doit localiser exactement l'emplacement des boîtes noires
"La France a décidé de faire venir un bateau hydrographique, le Beautemps-Beaupré basé à Brest, qui était en mission dans la Corne de l'Afrique, afin de déterminer de manière beaucoup plus précise la profondeur des balises et du fond", annonce le Capitaine de corvette Christophe Levivier. Une fois cette localisation précise effectuée, l'opération de repêchage pourra commencer. "Il faudra attendre plusieurs jours", prévient le militaire.
"En fonction de la profondeur, on utilisera différent type de moyens sous-marins", explique-t-il précisant que "ce bateau est attendu entre le 12 et le 17 juillet au Comores". Selon Abdou Saïd Madi, de l'aviation civile comorienne, les boîtes noires pourraient se trouver à une distance "de dix à douze kilomètres de la plage de Mitsamiouli", au nord de Moroni. Et l'épave serait posé "à 500 ou 600 mètres de profondeur".
Dimanche. Boîtes noires repérées : et maintenant ?
Les boîtes noires de l'Airbus A310 de la compagnie Yemenia ont été localisées dimanche. Il va falloir maintenant aller les récupérer. Dans ce type d'opération les recherches dépendent largement de la profondeur des fonds marins, quelque 2.000 mètres à cet endroit, et de leur relief, volcanique dans cette zone. La porte-parole du bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA) n'est pas encore en mesure de dire combien de temps prendra la récupération des enregistreurs de vol. De la taille d'un gros tube d'aspirine, les balises émettent sous l'eau un signal accoustique (1 bip/seconde à 37,5 kHz) pendant au moins 30 jours, ce qui facilite leur localisation. "De nombreux moyens comoriens, français, yéménites, américains et italiens sont sur place".
Dimanche. Epave de l'Airbus : les boîtes noires repérées selon les enquêteurs comoriens et le BEA
Samedi, l'aviation civile du Yémen annonçait que des hélicoptères américains avaient découvert une grande partie de l'Airbus A 310 de la compagnie Yemenia "flottant à la surface de la mer". Une information démentie quelques heures plus tard par le colonel Ismaël Mogne Daho, directeur des opérations de secours comoriennes. "Ce ne sont que des rumeurs pour nous. Nous n'avons aucune information dans ce sens", a-t-il affirmé. Selon une source française proche des opérations de recherche, "cet élément n'a pas été mis à notre connaissance et nous participons pourtant aux recherches". Dimanche matin, l'enquêteur principal comorien Ali Abdou Mohamed annonce que les boîtes noires de l'appareil ont été repérées. Le bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA) confirme l'information sur son site internet.
Dimanche. Plusieurs milliers de manifestants à Paris
Nouvelle manifestation dimanche après-midi de la communauté comorienne. Plusieurs milliers de personnes ont défilé dans les rues de la capitale en hommage aux victimes du IY 626 de la compagnie Yemenia. Costumes traditionnels, robes colorées et banderolles revendicatives. Avec un mot d'ordre : "Plus jamais cela !".
Samedi. Yemenia renonce finalement à suspendre ses vols vers Moroni
Yemenia a annoncé samedi matin la suspension de ses vols à destination de Moroni en raison des tensions créées par le crash de son Airbus A310. Quelques heures plus tard, la compagnie aérienne est revenue sur sa décision. "Pour Sanaa-Moroni, nous avons annulé tous les vols additionnels mais nous maintenons les vols réguliers, qui sont au nombre de deux par semaine", affirme Abd al-Khaleq al-Qadhi, président du conseil d'administration de Yemenia. Il précise que "le nombre de fréquences peut être révisé en fonction de leur rentabilité. Nous pouvons passer à un seul vol hebdomadaire".
