28 janvier 2009
A 48heures d'un mouvement de grève que les syndicats attendent massif, le PS a défendu, hier à l'Assemblée, une motion de censure contre «l'inaction» économique du gouvernement Fillon. Le Parti socialiste s'est officiellement associé, hier, à l'appel des syndicats à manifester demain dans toute la France
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Avec le soutien de Bayrou
Sans surprise, la motion de censure n'a recueilli que 231 voix, soit 58 de moins que la majorité requise (289) pour être adoptée. Toute la gauche a voté cette motion ainsi que le président du MoDem, François Bayrou. Ce dernier n'avait pas voté la première motion contre François Fillon en avril2008. Il l'a fait cette fois-ci pour lancer une «alarme» sur les menaces pesant, selon lui, sur les libertés. C'est le patron des députés PS, Jean-Marc Ayrault, qui a défendu la motion dans l'hémicycle, Martine Aubry n'étant que maire de Lille mais pas député. Le PS veut «faire entendre une voix, celle de l'opposition», a déclaré le député-maire de Nantes. «Nous voulons être entendus, que le président de la République accepte de reconnaître que sa politique nous a déjà menés à la récession, à la perte du pouvoir d'achat, à l'augmentation du chômage», lui avait fait écho la Première secrétaire, venue défendre la motion devant la presse avant le débat. La riposte de François Fillon à la motion de censure du PS lui a donné l'occasion d'affirmer son rôle, au sein de la majorité, de principal défenseur de la politique de Nicolas Sarkozy. Il a d'abord accusé le PS de vouloir «réhabiliter le socialisme d'hier» avec le contre-plan de relance présenté par Martine Aubry. Il a ensuite estimé que la motion de censure servait à un PS divisé de «pansement pour masquer les blessures du congrès de Reims».
Landerneau. PS. Jean-Yves LeDrian à la 8erencontre fédérale