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La Plaine-Saint-Denis. Le NPA se baptise... NPA

8 février 2009

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Le Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) d'Olivier Besancenot a officiellement vu le jour hier, 48 heures après la dissolution de la Ligue communiste révolutionnaire.

Le Nouveau Parti anticapitaliste (NPA), qui revendique plus de 9.000 militants derrière Olivier Besancenot, a officiellement acté sa naissance, hier soir, en réaffirmant son attachement à l'unité des forces anticapitalistes.

Des banderoles déjà imprimées

Le nom NPA, qui ne semblait pas vraiment souffrir de contestation, a été finalement adopté lors d'un scrutin serré, au second tour, par 53% des 595 délégués encore présents à La Plaine-Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). 44% des délégués ont voté pour le Parti anticapitaliste révolutionnaire (PAR), les autres se sont abstenus. Au premier tour, NPA et PAR avaient respectivement obtenu 219 et 213 voix. Les autres noms proposés étaient: Parti de la gauche anticapitaliste (PGA), Parti anticapitaliste (PA) et Agir (Alliance ou alternative de la gauche internationaliste et révolutionnaire). Agir étant aussi le nom d'une formation d'extrême droite en Belgique, les militants n'étaient pas très chauds pour choisir ce nom. En début de congrès, Alain Krivine, un des fondateurs de la LCR, avait glissé en riant: «On va quand même pas repayer de nouvelles banderoles» alors que celles du NPA sont déjà imprimées. Auparavant, les délégués ont voté à 91% les principes fondateurs du parti, après plus de trois heures de débats, entre nombreux amendements et votes à main levée des délégués.

La question des européennes

Le texte très attendu sur les élections européennes de juin ne sera soumis au vote des délégués qu'aujourd'hui, étant donné le retard pris par le congrès hier. Le NPA, qui devrait confirmer sa circonspection face à des alliances, ne cache pas son intention de remodeler le paysage politique à l'extrême-gauche, fort de la popularité d'Olivier Besancenot. Ainsi, malgré les appels répétés du PCF et du Parti de Gauche (PG) de Jean-Luc Mélenchon à rejoindre le «front de gauche», le postier de Neuilly a affirmé qu'il n'était «pas d'accord» pour un «bon coup électoral» aux européennes. Le parti doit encore se choisir aujourd'hui une direction nationale de 150 à 180 membres ainsi qu'un «comité exécutif». Les porte-parole, au nombre desquels devrait figurer l'ancien candidat à la présidentielle Olivier Besancenot, ne seront pas désignés avant mars.

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