letelegramme.com

 

Commentaires

Point de vue. Antilles: Sarkozy devrait être ferme

26 juin 2009

  • Réduire le texte
  • Réduire le texte
  • Agrandir le texte
  • Agrandir le texte
  • L'article au format PDF

L'éviction à la veille du voyage présidentiel aux Antilles du secrétaire d'Etat à l'Outre-mer, Yves Jégo, en guerre ouverte avec Matignon et remplacé par Marie-Luce Penchard, fille de Lucette Michaux-Chevry, déjà conseillère à l'Élysée chargée de l'Outre-mer, résonne comme un lourd désaveu. À tel point que Jégo a annoncé son ralliement à Jean-François Copé, candidat à la présidentielle de 2017, et estimé que les békés avaient eu sa peau. «Nous avons deux problèmes, le ministre et le préfet», me confiait récemment l'un d'entre eux soulignant que le secrétaire d'Etat à l'Outre-mer avait débarqué aux Antilles sans connaître les problèmes et sans écouter ses interlocuteurs. À coup sûr, beaucoup moins les patrons que les représentants du LKP qui sont souvent des fonctionnaires peu au fait des réalités de l'entreprise. En réalité, Jégo a fait preuve d'un certain angélisme à l'égard d'une organisation d'obédience marxiste, maîtrisant parfaitement les médias et réécrivant volontiers l'histoire. Car en Guadeloupe, les békés ont été guillotinés durant la Révolution et la plupart des habitants sont des métis. Le problème est donc avant tout social. Or les négociations étaient filmées ce qui a permis au LKP de discréditer l'État et les chefs d'entreprise peu préparés à affronter la situation insurrectionnelle qui s'en est suivie. Certains, tel le patron du Medef, Willy Angèle, ont courageusement tenté de résister malgré les menaces reçues. Beaucoup d'autres ont subi des pressions physiques, voire des tentatives de racket pour mettre en oeuvre des accords négociés sous la contrainte et pas toujours applicables. Trop tardive, l'intervention des forces de l'ordre a montré le flottement de l'État jusqu'à la mort d'un syndicaliste sur un barrage. Les états généraux ont eu un effet apaisant mais le feu couve toujours sous la cendre. Nicolas Sarkozy, qui ne sera en Guadeloupe que samedi, devrait y tenir un message de fermeté et n'aurait pas prévu de rencontrer le leader du LKP, Elie Domota qui s'est imposé durant la crise.

  • Hubert Coudurier
  • Exportez cet article
  • Partagez cet article sur Wikio
  • Partagez cet article sur Scoopeo
  • Diggez cet article
  • Partagez cet article sur Facebook
  • Partagez cet article sur Fuzz
  • Partagez cet article sur del.icio.us
  • Envoyez cet article sur Blogmarks
Exportez cet article
Rechercher
Twitter Facebook Retrouvez Le Télégramme sur Twitter et Facebook
Association pour le contrôle et la diffusion des médias

Mentions légales - CGU - CGV - Contact - N°ISSN 2102-6785

Les sites du groupe Le Télégramme:

L'actualité en Bretagne avec Le Télégramme | L'actualité des PME avec Le Journal des Entreprises | Les outils pour dirigeants avec NetPME | Emploi avec RegionsJob | Les annonces professionnelles avec OPE, Opportunités pour l'Entreprise | Bateaux d'occasion avec Magnautic.com | L'immobilier en vidéo avec Immo-Ouest.com | Location de vacances avec Bretagne.com |

Les sites de Pen Duick :

La route du Rhum | La Transat BPE | La Transat Jacques Vabre | La transat AG2R