3 mai 2009
Ports fluviaux et ports à sec sont des alternatives aux ports de plaisance maritimes. Sur la Vilaine ces deux concepts ont le vent en poupe.
Sur la Vilaine, les marins d'eau de mer ont tendance à supplanter les marins d'eau douce. À Redon, à présent, on compte plus de voiliers que de pénichettes. Ce port à la ville situé à quatre heures de l'embouchure de la Vilaine, offre 120 places sur pontons. «Il s'agit d'une clientèle locale mais aussi d'Anglais et de Parisiens qui, grâce au TGV accèdent facilement à leur bateau», souligne Florence Mayet responsable de la délégation consulaire de la CCI de Rennes à Redon.
Redon investit
Ce port a d'autres atouts dans son jeu. «On offre une ouverture sur les côtes du Morbihan mais aussi la Manche via Rennes et le canal d'Ile et Rance.Ces acheminements qui sont assez longs ne gênent pas trop nos plaisanciers qui partent souvent pour longtemps.» Les prix aussi sont très attractifs. Ici une place à l'année pour un 10m est facturée 1.168euros. «L'eau douce aussi est bien moins agressive que l'eau salée, plaide Florence Mayet. On y gagne en entretien.» Dans les mois à venir, le port, qui est passé dans le giron de la communauté de communes a bénéficié d'un programme d'investissement. À savoir, la mise à disposition d'une cinquantaine de places supplémentaires sur pontons et la rénovation des équipements existants qui, avec le temps, ont pris de la gîte. Mais aussi le mouillage de pontons temporaires pour développer les escales.
Port à sec pour grosses unités
Plus en aval aussi, les choses bougent. À la Roche Bernard (1.080 places) un projet de port à sec pour grosses unités est prévu pour la fin de l'année. «On pourra y accueillir 200 bateaux de 15m maximum. Principalement des voiliershabitables» détaille Benjamin Guézet chargé de mission à la Sagemor. Les tarifs seront les mêmes que sur pontons. Comme partout ailleurs, la liste d'attente n'a pas tardé à se noircir. 150 préinscriptions ont déjà été enregistrées. Cette montée en puissance de la flottille de la Vilaine sera accompagnée à plus long terme du doublement de l'écluse d'Arzal, par laquelle transitent chaque année 15.000 bateaux. Le début des travaux est prévu en 2011.