6 mai 2009
Vice-président du conseil régional et membre du groupe UDB-gauche alternative, Christian Guyonvarc'h estime que la Région ne pourra pas tout payer.
Quelle est votre position? Y a-t-il pour vous trop d'aéroports en Bretagne?
En Bretagne, il y a neuf ou dix aéroports qui, pour l'essentiel, reposent sur un trafic quotidien avec Paris. Quand Bretagne Grande Vitesse et Notre-Dame-des-Landes vont entrer en service, la carte bretonne va évidemment être chamboulée. Il faut y réfléchir dès maintenant. Nous, on considère qu'il faut aborder la question franchement et ne pas attendre 2015. Plus on attendra, et moins le débat sera serein.
Que préconisez-vous précisément?
On ne dit pas qu'il faut fermer des aéroports maintenant, mais il faut réfléchir. Dans ce dossier, il y a beaucoup de non-dits. Nous pensons que l'on ne pourra pas engager des investissements de mise à niveau sur tous les aéroports. On ne peut pas imaginer que des projets aussi structurants que le TGV et Notre-Dame-des-Landes viennent sans modifier le paysage. On ne peut pas dire: on fait ça et on ne touche à rien.
Votre position semble assez différente de celle de Gérard Lahellec?
Je ne pense pas qu'il y ait une divergence avec Gérard Lahellec. C'est une question de timing. Mais je reconnais que le débat est délicat. Je sais que pour les gestionnaires des agglomérations, ce sont des équipements importants. C'est justement pourquoi il ne faut pas attendre pour discuter. Il faut un débat sur l'ensemble de la Bretagne et prévoir des systèmes de compensation. Il faudra aussi tenir compte du fait que, parmi ces aéroports, certains comme Morlaix et Dinard ont une activité de maintenance. Mais encore une fois, si ce ne sont pas les collectivités qui engagent le débat, les compagnies low cost imposeront leur loi.