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Economie

Pêche, aquaculture. Un label pour défendre la filière

29 mars 2008

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Professionnels, restaurateurs, poissonniers : tout le monde est sur le pont pour défendre une « pêche durable et responsable ». Un « Label bleu » est sur les rails.« Bien pêchés, bien élevés, vous allez les aimer ! » : Michel Peltier, directeur de l'Ofimer, Office interprofessionnel des produits de la mer, a lancé hier à Paris une campagne nationale de promotion du poisson. Celui d'avril, certes car le poisson, c'est aussi un produit de saison, mais la campagne (un million d'euros) doit s'étaler sur toute l'année. Toute la filière est sur le pont pour défendre les produits de la pêche et de l'aquaculture. Le Français consomme 35 kg par an de poissons, coquillages ou crustacés soit 7 kg de plus par personne qu'il y a 10 ans.

Mauvaise passe

La pêche française couvre 15 % des besoins du marché national. L'objectif de la campagne est de soutenir la filière française qui, globalement, traverse une mauvaise passe, et ses produits. Cher le poisson ? Les coûts de production ont augmenté : les cours du gazole flambent et à cela, il faut ajouter les coûts de la main d'oeuvre, du transport. Le prix est lié aux quantités qui sont sur le marché : en règle générale, les prix augmentent quand les quantités mises sur le marché diminuent. Mais il existe des poissons à tous les prix. Le plan Barnier « pour une pêche durable et responsable » passe aussi par un effort des consommateurs. Une éco-contribution de 2 % a été mise en place depuis janvier 2008 dans les supermarchés et les grandes poissonneries.

Label bleu dans trois ans

C'est aussi dans cette optique que l'Ofimer a décidé de créer un éco-label national, qui permettra de certifier les espèces pêchées de façon « durable et responsable ». Le Comité national des Pêches, le syndicat des poissonniers, des entreprises privées ont décidé de jouer le jeu. Les règles seront strictes : l'éco-label, qui pourrait être baptisé « Label bleu », implique la lutte contre la pêche illégale, la reconnaissance des bonnes pratiques sur des stocks qui ne doivent pas être surexploités. Une dizaine de pêcheries comme le bar, la langoustine, le cabillaud pourraient ainsi bénéficier sur ce label d'ici trois ans. Les consommateurs devraient y trouver leur compteles pêcheurs aussi.

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