3 juillet 2009
Le 8 juillet, l'oignon rosé de Roscoff devrait obtenir son Appellation d'origine contrôlée (AOC). Ce sera le terme d'un cheminement engagé il y a 15 ans. La signature de l'Institut national des appellations contrôlées doit intervenir le 8 juillet, quelques jours avant l'assemblée générale du syndicat de défense de l'oignon de Roscoff, qui se tiendra le 10 juillet. Pour l'oignon rosé, cette reconnaissance officielle représentera un nouvel atout commercial. Les consommateurs, mais aussi les grands chefs connaissent bien ce légume de garde rond-allongé, à la couleur rosé-cuivrée, au bouquet fruité, qui relève les saveurs des entrées ou des plats cuisinés. Son aire géographique s'inscrit dans la zone légumière du Haut-Léon, dans le Nord-Finistère, entre Kerlouan à l'Ouest et Saint-Pol-de-Léon à l'Est. Elle couvre 23 communes (dont deux partiellement), qui bénéficient du climat océanique très tempéré du littoral de la Manche.
3.000 tonnes par an
Les cultures d'oignon s'y sont développées depuis fort longtemps, d'abord destinées aux navires faisant escale dans le port de Roscoff, puis exportées en grande partie vers la Grande-Bretagne par les «Johnnies». Le savoir-faire des producteurs locaux s'est maintenu jusqu'à nos jours dans cette aire géographique. Ils produisent chaque année 3.000 tonnes de «rosé», comme on l'appelle plus communément sur la zone légumière. Aujourd'hui, ils obtiennent la plus belle des récompenses.
