25 avril 2009
Moins d'appréhension que prévu pour aborder les fériés de mai. Le commerce bénéficie de quelques signes positifs plus accrocheurs qui, à court terme, pourraient se concrétiser dans plusieurs pays européens. Avec le deuxième férié du 8mai, le marché français est, en revanche, plus attentiste. Les sorties d'élevages vont prendre quelques retards dans les enlèvements en production, alors que globalement la demande est bonne, voire plus exigeante, sur les pièces de grillades et de fabrication. La semaine prochaine, l'industrie de la viande ne disposera que de quatre jours de production pour cinq de distribution, et la suivante de quatre jours d'activité pour six de vente. Si les conditions climatiques sont bonnes, il sera difficile de respecter et d'honorer la totalité des commandes. La logistique ne pourra pas suivre. Le déficit d'abattage des semaines à venir sera compensé par une nette augmentation des ventes en vif à l'export. L'Espagne, où beaucoup de porcheries sont vides, n'a aucun stock pour débuter la saison. Les abattoirs belges et hollandais, faiblement approvisionnés, sont également acheteurs de porcs vivants. Pour les ventes extérieures, l'écoulement des viandes bénéficie aussi d'une meilleure approche que les semaines passées. L'équivalence tarifaire devrait être un élément stimulant. L'an dernier, durant les fériés de mai, les cours s'étaient raffermis.
Fermeté des viandes
Le prix d'achat à la production n'a pas progressé: 0,1 centime de mieux, soit une cotation à 1,201, base 56 TMP. Le volume d'abattage est important:+de 405.000 porcs abattus pour un poids moyen de carcasse stable à 92,200kg. La consommation de frais est excellente, mise en avant promotionnelle des articles de grillades dans les rayons GMS. L'industrie de la transformation fait également le plein de ses activités afin d'anticiper les fériés. L'écoulement des viandes est fluide avec une demande plus affirmée qui permet de raffermir certaines pièces de découpe. Sur le marché de gros, la longe reprend 5 à 7 centimes, fermeté de 3 centimes, voire plus, sur l'épaule et la poitrine. Forte hausse de 15 centimes sur l'échine. Sur le jambon, les velléités de hausse sont moins évidentes.
Peu d'évolutions étrangères
A la veille de la semaine du férié du 1ermai, la majorité des cotations étrangères a été reconduite, notamment allemandes et espagnoles. En revanche, reprise de 3 centimes au Danemark et en Pologne. Hausse de 4 centimes sur le vif en Belgique, tendance également ferme aux Pays-Bas. Les écarts de prix entre pays sont peu élevés, la cotation française est devancée de 3 centimes par l'allemande et de 7 centimes par l'espagnole. L'acompte danois est en retrait de 9 centimes. Le marché allemand, qui est équilibré dans un bon rapport offre-demande, vend davantage de carcasses sur la Pologne, tout comme la Belgique et les Pays-Bas. A noter la liquidation de la société ZMP (organisme central des marchés et des prix), remplacée par la société AMI. Le Danemark exporte d'importants volumes vers la Russie. Beaucoup de porcelets du Nord européen sont vendus sur les pays de l'Est.
