4 avril 2009
Avec la venue du printemps et l'amélioration du pouvoir d'achat de ce début de mois, le commerce bénéficie de quelques arguments positifs pour défendre le prix du porc. La demande en viande fraîche est excellente, premiers frémissements pour les produits élaborés, et les gammes grillades s'implantent progressivement. Le rapport offre-demande s'allège. Aucune gêne de surproduction dans les circuits viande. Le marché est fluide, toute la marchandise s'écoule avec parfois quelques données novatrices favorables à la fermeté des tarifs dans la mesure où aujourd'hui certaines pièces se négocient aussi bien à l'export que sur le marché national. Forte des facilités d'approvisionnement des semaines passées, l'industrie de la salaisonnerie s'accommode mal de ce changement de situation. Les transactions sont laborieuses, voire conflictuelles pour relever les prix du jambon et de l'épaule. La filière est sous tension, tous les maillons de la chaîne voudraient équilibrer leurs marges, en particulier la production et le secteur de l'abattage des coupes qui connaissent de mauvais résultats. Seule une meilleure valorisation des viandes nobles de transformation permettrait de s'en sortir. Le prix de vente du porc frais à la consommation s'adapte au marché.
Meilleure activité
Aucune fermeté significative du prix d'achat en production. Avec 0,2 centime de mieux, la cotation passe à 1,200 EUR, base 56 TMP. L'abattage de la semaine a progressé de près de 8.000 porcs, il devrait avoisiner 394.000 porcs pour un poids moyen de carcasse à 91,900kg (-150g). Les offres qui n'ont rien d'excessives sont à jour dans les enlèvements en élevage. La semaine à venir, veille de Pâques, sera à nouveau porteuse au niveau de la consommation (mise en avant des rôtis). Les prix de vente de la découpe ont légèrement progressé (+5 centimes sur la longe, guère plus de 3 centimes sur le jambon). En fin de journée le bras de fer des transactions n'était pas achevé alors que les prix italiens deviennent attractifs pour les découpeurs français. Léger mieux sur l'épaule désossée. Pour l'épaule entière et la poitrine, le manque de débouché à l'export alourdit les possibilités de valorisation. Aucune livraison ce week-end sur Strasbourg, la ville est bloquée.
Les fériés de Pâques
Les cours étrangers sont soit stables soit légèrement plus fermes. Stabilité en Espagne,+2 en Allemagne,+3 au Danemark,+4 en Belgique. Prix également plus élevé en Grande-Bretagne, Italie et Autriche qui achètent davantage de viandes françaises. Pour beaucoup de régions, vendredi prochain sera jour férié (Allemagne, Espagne ainsi que l'Alsace). Ce manque d'abattage limitera le mouvement de hausse, d'autant que le lundi suivant sera encore férié. Les cotations françaises et allemandes sont à égalité à 1 centime près. L'espagnol est supérieur de 7 centimes et l'acompte danois en retrait de 18 centimes.
