12 juillet 2008
Au lendemain de l'annonce du plan de suppressions de 647 postes chez Doux, les salariés oscillaient entre incompréhension et résignation. Aucune action n'est prévue dans l'immédiat.
Hier matin, les salariés de l'abattoir de dinde de Locminé ont retrouvé leurs postes, comme si de rien n'était. Enfin, en apparence. Michel Le Guellaud, délégué central CGT leur a présenté la situation en début de matinée.
L'exemple de Dandy
Des paroles que les ouvriers ont écoutées, mais comme trop abattus pour envisager des réactions ou des mouvements.
Près d'eux, l'exemple récent de leurs homologues Dandy semble avoir laissé des traces. Les salariés locminois, au-delà du désarroi total, n'ont pas la force ni la volonté de se battre. « Pour quoi faire ? » se demandent-ils.
« Des primes décentes »
Leur seule volonté aujourd'hui est une bonne négociation du plan social pour partir avec des primes décentes. Pour l'heure en attendant la réunion du 22 juillet, aucune action n'est prévue.
A qui le tour ?
« Qui sera le prochain ? » C'est la question qui revient le plus souvent dans la bouche des salariés. Une question se pose avec d'autant plus d'angoisse qu'il existe des cas de couples qui travaillent à deux sur les sites menacés de fermeture. C'est le cas à Locminé, mais aussi à Blancafort (18), distant d'une centaine de kilomètres du Châtelet.
Christiane Le Gouesle, déléguée centrale syndicale CFDT, évoque pour sa part le désarroi des ouvriers de Pleucadeuc qui « ont du mal à comprendre que l'abattage de canard passe de 48.000 unités semaine à moins de 30.000, en seulement cinq ans ». « D'autant qu'ils ont vécu la fermeture de cette unité à Malansac (56) et ont accepté de déménager. Tout ça pour se retrouver bientôt à la porte ».
