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Economie

Hydrolienne. La technologie de Sabella a fait ses preuves

17 avril 2009

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Sabella, prototype d'hydrolienne, a achevé avec succès hier ses tests dans l'Odet. La société éponyme cherche des investisseurs pour produire de l'électricité à partir des courants marins.

Ce pilote, parrainé par Jacqueline Tabarly, avait été immergé dans l'estuaire de l'Odet le 31mars 2008. Reposant au fond d'une fosse à la hauteur du fort du Coq à Bénodet, invisible à la surface, Sabella d03 (pour trois mètres de diamètre) a achevé hier sa vie de machine expérimentale, non reliée au réseau électrique.

«Pas d'impact sur l'environnement»

Hormis une panne d'électronique, Sabella d03 n'aura connu aucun souci technique. «Les deux campagnes de tests ont validé la solidité de la technologie simple que nous avions choisie avec des pales fixes et non des pales à géométrie variable», indique Jean-François Daviau, président de Sabella SAS. Elles ont surtout permis de vérifier l'innocuité de l'hydrolienne sur son environnement. «Nous n'avons pas constaté d'effets sur les courants marins, ni sur les poissons. Les études acoustiques d'Ifremer montrent un impact nul des ultrasons qui peuvent désorienter les mammifères marins et des infrasons» annonce Jean-FrançoisDaviau.

Pôle Mer Bretagne

L'aventure de Sabella avait débuté à la fin de l'année 2000. En 2006, le projet, baptisé Marénergie, avait été labellisé par le pôle de compétitivité Mer Bretagne (*). En novembre2008, le consortium qui s'était constitué réunissant HydroHélix, In Vivo Environnement (Fouesnant), Sofresid Ouest (Le Relecq-Kerhon) et Dourmap (Brest) s'est transformé en société avec Sabella SAS (*).

Levée de fonds de 7MEUR?

Après dix ans de recherche, l'avenir de Sabella et la construction d'une hydrolienne industrielle déjà baptisée Sabella D10 (pour dix mètres de diamètre) n'est pas encore écrit. Annoncée en novembre2008, la levée de fonds de 7millions d'euros n'a pas abouti. «Avec la crise la date de mars2009 est repoussée. Nous avons eu plusieurs contacts avec des fonds d'investissements, le fonds leader vient de se retirer» précise Jean-François Daviau. «Des discussions sont en cours avec un énergéticien français pour créer une ferme de production en pointe Bretagne et avec des investisseurs pour lancer une filière sur de grandes rivières nord-américaines», annonce-t-il.

(*) La première hydrolienne française, est fortement marquée finistérienne puisque sa structure a été réalisée par DCNS (Brest), la génératrice par ENAG (Quimper), la turbine par Florian Madec Composite (Brest).

  • Jacky Hamard
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