29 mars 2008
En inaugurant hier à Bénodet Sabella D03, le premier prototype d'une hydrolienne sous-marine immergée en France (le Télégramme d'hier), Jean-Yves Le Drian, a annoncé la volonté de la région Bretagne de devenir la région française d'expérimentation et de développement des énergies marines (vent, houle, courants, marées).
Un Centre de recherche
et d'essais à Brest
Le président du conseil régional a annoncé le projet de création dès cette année à Brest d'un « centre de recherche et d'essais sur les énergies marines d'envergure nationale ». « Les études vont être lancées avant l'été, des discussions sont engagées » a-t-il précisé, citant le département du Finistère, Brest métropole Océane, Quimper-Communauté, IFREMER, l'ADEME ou encore EDF.
« Cette structure aura notamment pour objectif de coordonner les initiatives de recherche et développement, de tester les technologies sur un site d'essai dédié et de préparer le déploiement des énergies marines ».
Un schéma régional
Cette année doit aussi voir le lancement d'un « schéma régional des énergies marines ». « Il sera plus précis que le schéma éolien, nous le voulons cartographié car il peut y avoir des conflits d'usage » a prévenu J.-Y Le Drian.
Certainement réglementaire aussi, nombre de sites potentiels se trouvant en zone « Natura 2000 ».
« En 2004, notre couverture énergétique était de 4 %, elle est maintenant de 9 %. Il faut que nous soyons à 20 % en 2020. A terme, la part des énergies renouvelables pour l'électricité pourrait atteindre 30 % dont 10 % dans les énergies marines ».
Quant à la suite du prototype Sabella D03 et la construction de Sabella D10, hydrolienne préindustrielle, « on y contribuera » a affirmé Jean-Yves Le Drian.
