15 avril 2009
Les Bretons bétonnent leur dossier pour échapper au maximum aux fourches caudines de l'écotaxe. Le 4février dernier, un millier de patrons bretons s'était rassemblé au péage de la Gravelle pour dire non à l'écotaxe qui doit frapper le transport routier de marchandises en 2011. La pression avait payé puisque le Premier ministre leur avait proposé le même jour une rencontre à Paris. Celle-ci aura lieu courant mai. Entretemps, le comité technique du lobby breton, composé de représentants de l'UPIB (Union patronale interprofessionnelle bretonne), de la FNTR de Bretagne (Fédération nationale du transport routier), de la FRSEA (fédération régionale des syndicats d'exploitants agricoles), de la CRCI (Chambre régionale de Commerce et d'Industrie), aura rencontré les services du ministre de l'Ecologie, le 21avril. Une réunion du comité stratégique breton fera le point du dossier le 24mai.
«Arguments solides»
«D'ici là, nous allons travailler avec les fonctionnaires du ministère de l'Ecologie pour éviter au mieux les conséquences de l'écotaxe dans notre région où le transport routier pèse très lourd», indique Patrick Caré (ci-contre), le président des patrons bretons (UPIB). Sans dévoiler le détail du dossier, il en souligne les grands axes: l'éloignement géographique de la Bretagne qui, de surcroît, n'est pas une zone de passage, et l'absence d'alternative au transport routier dans la région. «Il va falloir nous battre avec des arguments solides, car réglementairement, il ne peut exister d'exception bretonne pour échapper totalement à l'écotaxe».
