19 juin 2008
Brest, Rennes, Bordeaux, Paris... les personnels civils et militaires n'ont pas manqué hier de rappeler leur opposition au plan de rigueur imposé par Sarkozy aux effectifs de la Défense.En réaction à la présentation de du Livre blanc, - définition de la politique de défense de la France pour les prochaines années - présentée mardi par Nicolas Sarkozy, un gros millier de personnels civils et militaires, brestois et lorientais, en grève, se sont unis, hier, à Brest. « Les orientations militaires choisies ne sont que l'application du traité de Maastricht : privilégier le nucléaire, le renseignement, le spatial. Les économies d'effectifs tiennent un rang à une hauteur que nous n'avons pas connue depuis 40 ans », dénonce Patrick Pliquet, de la CGT brestoise.
Prochaine étape
le 3 juillet
Et pas un mot pour les personnels civils - les services de soutien - particulièrement menacés. L'atelier des maîtres tailleurs et le Gesma (103 personnes) de Brest, le Gerbam de Gâvres - 80 personnes - dont l'activité serait transférée à Biscarosse et à Bourges -, l'école de formation technique de Lorient -15 personnes -, seraient externalisées ou rayées de la carte. « C'est une gestion purement comptable ». Combien de postes supprimés en Bretagne ? « On parle de 3.000. Mais nous n'avons aucune date, aucun chiffre précis », confirme Hubert Polard, délégué CFDT. « Attendons ». Prochaine étape : Hervé Morin, ministre de la Défense, dévoilera le 3 juillet prochain, son plan de révision générale des politiques publiques (RGPP) qui précisera les choses. « La loi de programmation militaire devrait affiner les chiffres au mois d'octobre, voire en novembre ».
500 manifestants
à Rennes
Dans le secteur de Rennes, des piquets de grève se sont formés hier matin à Bruz, Saint-Jacques de la Lande et au quartier Foch, dans le centre-ville de Rennes. Une opération-escargot a été menée sur la rocade rennaise. En début d'après-midi, près de 500 salariés se sont rassemblés devant les grilles de la préfecture.
A Paris, environ 750 personnes se sont réunies devant le ministère de la Défense. A Bordeaux, ils étaient environ 500, venus d'Aquitaine, de Poitou-Charentes et du Limousin, à défiler devant l'Ecole de santé navale de Bordeaux.
Karine Joncqueur
et Alexandre Charrier
