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Economie

Conso. Les Français boudent poisson et crustacés

4 juillet 2009

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En cette période de crise, les ménages achètent moins de poissons, coquillages et crustacés. Seuls produits épargnés: ceux dont le prix baisse.

Les ménages regardent de très près les prix et ce qu'ils mettent dans leur cabas. Qu'en est-il pour les produits de la pêche et de l'aquaculture? Une étude d'AgriMer présente les tendances de mai2008 à fin avril2009. Pour la première fois depuis cinq ans, les ménages dépensent moins dans leurs achats sur l'ensemble des produits aquatiques. La baisse est de 0,4%, sur les poissons, les coquillages et crustacés en frais et en conserves, les surgelés, les produits traiteurs réfrigérés. Ce repli en valeur est principalement dû aux produits frais: la baisse des dépenses est de 4,5%. En volumes (-1,8%), le repli est plus fort dans le surgelé (-3,3%) que le frais (-2,6%). Les commerces de proximité sont les plus touchés avec 65% des pertes de volume du poisson frais.

Le préemballé plaît

Cependant, avec la baisse de prix, certains produits frais ont tiré leur épingle du jeu: c'est le cas des coquillages, des moules, des crustacés, des coquilles saint-jacques mais également du cabillaud, du merlu et du saumon. Le poisson préemballé poursuit son petit bonhomme de chemin avec un point gagné en volume et 0,5 point en valeur. Selon AgriMer, les trois quarts du recul du poisson frais s'effectuent sur le coeur de clientèle: les couples seniors et les couples d'âge moyen, qui en ont acheté 400 grammes de moins en moyenne. En revanche, les familles avec enfants de moins de 18 ans (un foyer sur quatre) maintiennent leurs achats de poissons frais. Ces familles sont de gros acheteurs de panés surgelés (un tiers de leurs achats) et de surimi.

Le surgelé plus cher que le frais

Fait marquant sur cette période: le poisson frais (8,9 euros le kilo) est en moyenne moins cher que le surgelé (9,1 euros le kilo). Certaines espèces sont même devenues plus cher en surgelé (cabillaud, saumon et merlu) qu'en frais. Les conserves, en perte de vitesse en volume depuis 2005, reprennent du poil de la bête sur 2008-2009 car elles restent le produit poisson le moins onéreux. Selon l'étude d'Agrimer, même si la consommation de produits aquatiques marque une tendance à un léger repli en valeur et en volume, avec des prix en baisse relative, les consommateurs restent fidèles au poisson: les actes d'achats et les quantités reculent, mais le nombre d'acheteurs augmente. Ces derniers se sont montrés sensibles aux efforts de prix faits sur certaines espèces, comme le cabillaud.

  • Catherine Magueur
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