18 septembre 2008
Agé de 52 ans,
Alain Dubois (Thorigné-Fouillard) a annoncé qu'il sera candidat à la présidence de la Fédération française lors des élections du 14 décembre prochain.Pour la première fois de son histoire, la Fédération française de tennis de table (FFTT) pourrait être dirigée par un Breton. Alors que la rumeur circulait depuis quelques jours, Alain Dubois a officiellement annoncé sa candidature à la présidence de la FFTT, samedi dernier, à l'issue d'un comité directeur. « Plusieurs ligues m'ont sollicité. Je me suis décidé il y a trois semaines », indique le secrétaire général de la Ligue de Bretagne, ancien président du club de Thorigné-Fouillard, dans la banlieue de Rennes.
Velten se retire
« Avec quelques collègues, on travaille depuis plusieurs mois sur un projet. Avec l'envie d'apporter une alternative à ce qui se fait depuis huit ans, de bousculer le train-train habituel », précise Alain Dubois (52 ans), seul candidat actuellement déclaré à un mois et demi de la date du dépôt des listes fixée au 3 novembre.
« J'ai le soutien de plusieurs grandes ligues et de pratiquement tous les vice-présidents de la fédération », affirme le Breton qui, depuis son élection à la FFTT en 2004, est chargé des relations commerciales et de la promotion. « Alors, oui, je suis optimiste », poursuit-il. Et encore plus depuis que l'actuel président, Gérard Velten (63 ans), a annoncé qu'il ne briguerait pas un troisième mandat lors des élections qui auront lieu le 14 décembre à Paris.
Objectif : 400.000 licenciés
Voilà qui dégage la route du Thorifoléen, dont le projet se décline en plusieurs axes : « Atteindre les 400.000 licenciés d'ici huit ans (contre 180.000 aujourd'hui), créer un vrai pôle de communication et de marketing, avec une vraie stratégie, moderniser la fédération... »
Sans oublier de se pencher au chevet du haut niveau, après des Jeux olympiques de Pékin que les Tricolores ont traversés dans l'anonymat. « Depuis huit ans, aucun nouveau joueur français n'est entré dans le top 100 mondial. Ce n'est pas normal », stigmatise Alain Dubois, que le manque d'expérience n'inquiète pas. « Je ne pense pas que ce soit un handicap. Gérard Velten non plus n'avait jamais été président de ligue. Je compenserai par ma fraîcheur ».
