29 août 2008
Ils étaient venus assister à du hand de haut niveau. Mais aussi, et surtout, applaudir Olivier Girault, capitaine de l'équipe de France championne olympique à Pékin. Et désormais entraîneur du Paris HB, qui affrontait Angers, hier en amical à Morlaix.
Soudain, une ovation jaillit des tribunes. 19 h 52. Et une salve d'applaudissements pour Olivier... Laz. Pour un peu, durant la présentation des équipes, l'ancien gardien du Morlaix-Plougonven Handball (N2), aujourd'hui à Angers (N1), aurait volé la vedette au désormais ex-capitaine de l'équipe de France. Il est vrai que quelques minutes auparavant, Olivier Girault avait eu le droit à sa part. Un joli rugissement émanant des 400 spectateurs présents, dès la première apparition du champion olympique dans l'enceinte morlaisienne qui accueillait hier une rencontre amicale entre Paris et Angers, en préambule au Challenge Christophe-Caraty organisé ce week-end à Brest.
Une heure et demie plus tôt, c'est avec cinq minutes de retard sur l'horaire prévu qu'Olivier Girault avait posé le pied sur le sol breton.
« Je suis
un peu stressé »
Sur le quai de la gare, ils sont une vingtaine d'impatients, des jeunes pour la plupart, à attendre le Guadeloupéen à la descente de son TGV en provenance de Montparnasse. « Je suis un peu stressé », lâche François, 14 ans, feuille et stylo dans sa main tremblante en approchant l'idole. Jean, polo noir et chapeau noir sur la tête, la star se prêtera pourtant de bonne grâce au jeu des autographes et des photos. Suivi comme son ombre par les journalistes de la presse parisienne (L'Equipe, Le Parisien et Le Journal du Dimanche) dépêchés sur place pour suivre les premiers pas de coach Girault. Rançon de la gloire oblige.
« Je suis un peu fatigué du voyage et de toutes les émotions », reconnaît le médaillé d'or olympique, après avoir embrassé Joël Caraty venu à sa rencontre. C'est d'ailleurs à bord de la voiture de l'organisateur du Challenge que l'entraîneur parisien se rendra à la salle Arthur-Aurégan. Où Nathalie et « Marie-Mich' » sont les premières à l'applaudir à sa montée des marches le menant à l'intérieur du complexe.
« C'est presqu'une légende »
Quatre jours après le sacre olympique, le handball finistérien ne pouvait rêver meilleur ambassadeur. « C'est presque une légende, maintenant », glisse le jeune joueur parisien Kevynn Nyokas. « Je veux absolument voir sa médaille. On m'a dit qu'il l'a dans son sac ». Olivier Girault ne la sortira pas hier soir, trop concentré à scruter le comportement de ses joueurs durant un match qu'il suivra dans sa totalité debout près de la table de marque. Placide, sans la moindre exubérance. « Ça fait tout drôle de le voir sur le banc », note Jo, assis au premier rang des tribunes et grand connaisseur de handball. « Comment je serai en tant qu'entraîneur ? J'aurai le souci de la perfection. Je ne vais pas les épargner. Mais je saurai sourire quand le travail sera bien fait », promet Olivier Girault, avant une longue accolade avec l'ex-gardien de but international Christian Gaudin, aujourd'hui entraîneur de Saint-Raphaël, qui vient de battre Cesson en lever de rideau. Entre anciens Bleus, on se comprend forcément encore mieux.
