16 mai 2008
« Je n'aurais jamais imaginé jouer à ce niveau. Alors, la D1, pour moi, c'est un rêve ».
Anne-Laure Le Grignou, 17 ans seulement, est la plus jeune de l'effectif d'Arvor 29. Elle a connu une progression fulgurante, comme on dit en sport. « J'ai commencé le hand il y a cinq ans seulement, quand je suis arrivé au Relecq, parce que mon père en avait déjà fait. »
Cette ailière gauche, qui ne joue pour l'instant qu'en défense, de cinq minutes à une mi-temps par match, a gravi les marches quatre à quatre. R1, un petit match en N3 avec la réserve, et la à voilà dans le grand bain, aux portes de l'élite du hand français.
Le bac aussi
« Avant de penser à la D1, on pense d'abord à la montée », dit-elle. « Et puis, qui dit que je jouerai encore en A la saison prochaine ? Si le club recrute, l'équipe 2 pourrait être une solution pour moi. Je n'ai pas encore vraiment réfléchi. »
Pour cette élève de Terminale S, comme Elodie Manach, le bac est sûrement aussi important que la montée. « C'est magique pour moi ce qui se passe. Alors, ne pas monter, ce serait trop dur après tout ce que l'on a fait. Ça ferait mal mais il n'y a pas de raison d'y penser. Au club, tout le monde y croit, personne n'est stressé. Ou plutôt, personne ne le montre car tout le monde doit l'être quand même un petit peu... »
A 17 ans, on comprend déjà beaucoup de choses.
