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Morbihan

Tourisme. Les défis bretons de Michael Dodds

4 décembre 2008

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Comités régional, départementaux, pays d'accueil, offices de tourisme, filières pros... Mardi, à Saint-Malo, se tenait le congrès du tourisme en Bretagne. Le premier pour Michael Dodds, directeur du comité régional.Quoique recruté depuis le 1 er septembre, Michael Dodds ne prendra ses fonctions à temps plein qu'au premier janvier. L'Anglo-Irlandais a cependant mis ces trois mois à profit pour se familiariser avec le monde touristique breton, et pour prendre la mesure du défi majeur qu'il va falloir relever : doper l'activité en période de marasme économique mondial et de baisse du pouvoir d'achat. Un défi qui était au coeur des débats du congrès, alimentés par les dernières vagues d'études de l'Observatoire régional du tourisme.

Saison peu satisfaisante

Des études aux conclusions assez maussades. D'avril à septembre, seul le mois de mai a été jugé « plutôt satisfaisant » par les professionnels du tourisme, les autres étant partagés entre « pas satisfaisant » et « contrasté ». Sur les six mois de l'enquête, seules deux activités ont bien tiré leur épingle du jeu : les transporteurs maritimes (69 % de satisfaction) et les aquariums (60 %). Les zoos, parcs à thème, châteaux et musées s'en tiennent à un peu plus de 50 %. Mais les parcs et jardins sont au plus bas (30 %) et le tourisme industriel et technique n'est pas au mieux (43 %). Côté herbergement, les meublés souffrent (27 % de satisfaction) tandis que les auberges de jeunesse et les villages de vacances ont réalisé une très belle saison (64 %). Les hôtels, campings et gîtes ne passent pas la barre des 50 % .

Sympathie et affinités

« Je n'ai pas trouvé que des signes décourageants », commente Michael Dodds. « L'observatoire est un vrai outil capable d'influer sur les stratégies des institutions et des entreprises », se félicite-t-il. « Il ne peut que nous aider à faire des choix astucieux ». Il s'agira de choix marketing, destinés à transformer en flux de visiteurs « la formidable notoriété » et « l'attractivité folle » de la Bretagne, cette « marque qui tient la route ». Comment faire ? Le nouveau directeur a ses petites idées, mais il est trop tôt pour les décliner en forme de programme. Il évoque l'importance grandissante d'internet, l'approche fine du marché du « tourisme affinitaire » (*), l'analyse du capital de sympathie suscitée par la Bretagne, l'effet dynamique des « offres promotionnelles de qualité », et le développement de l'« esprit de fête des Bretons » incarné par les festivals, bien sûr, mais aussi par les festoù-noz où chacun est invité à entrer dans la danse. « Je ne connais pas d'autre région qui ait cette tradition de danser et de chanter ensemble, en restant facile d'accès pour les visiteurs », remarque-t-il. * Forme de tourisme motivée principalement par la visite à des connaissances et des proches.

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