5 décembre 2008
Il y a l'anglais, l'espagnol, l'allemand, le chinois de plus en plus, mais rares sont les autres langues étrangères vivantes enseignées dans les collèges et lycées. Face à ce constat, Michel Guirriec, directeur du lycée Jeanne-d'Arc, à Pontivy, a choisi de mettre en place un atelier de langue arabe.
Une première
dans le Morbihan
Depuis une quinzaine de jours, douze élèves (que des filles) de classe de terminale, toutes sections confondues, assistent volontairement aux cours dispensés par Nouceiba Adouani, attachée temporaire à l'enseignement et à la recherche à l'IUT et son collègue Walid Bled, maître de conférence à l'IUT. Tous les deux sont d'origine tunisienne.
Cette période « expérimentale » sous forme d'atelier devrait, dès la rentrée prochaine, aboutir à la mise en place d'une nouvelle option pour les lycéens. Une première pour le Morbihan.
« C'est une nouvelle ouverture culturelle », expliquent les jeunes filles qui suivent le cours. « On a rarement le choix, à part l'espagnol ou l'allemand, là c'est une chance », garantissent-elles. Une chance que ces jeunes filles n'ont pas manqué de saisir, d'autant que pour sept d'entre elles, l'apprentissage d'une langue est comme un art de vivre, puisqu'elles suivent aussi depuis la classe de seconde, un cours de chinois. La voie d'un métier de traductrice semble presque toute tracée, et c'est, semble-t-il, un secteur qui recrute.
