10 septembre 2008
La liste des fermetures et ouvertures de postes dans les écoles devrait être connue aujourd'hui. Mais, comme l'indique le Sgen-CFDT, la tendance est à la baisse en villes et à la hausse en campagne.L'inspecteur d'académie du Morbihan devrait rendre aujourd'hui, au terme de la commission administrative paritaire départementale, sa copie sur la carte scolaire. Elle lèvera alors le voile sur la (très attendue) liste des ouvertures et fermetures de postes dans les écoles du département.
Hier matin, c'est le comité technique paritaire (CTP) qui s'est déroulé en présence de représentants syndicaux (SNUIPP, Sgen-CFDT). Une réunion qui s'est déroulée dans un climat cordial même si le ton est un peu monté sur la question des moyens donnés au public par rapport à ceux du privé, précise Claude Le Nestour, du Sgen-CFDT.
« Le CTP est un ajustement par rapport aux effectifs réels, poursuit le représentant syndical. Mais ce n'est pas satisfaisant car beaucoup d'écoles se trouvent avec un effet de seuil : elles sont juste à la limite. On choisit alors une école plutôt qu'une autre car on ne peut pas servir tout le monde ».
Fermetures
à Vannes et Lorient
À quoi devrait donc ressembler la carte scolaire de cette rentrée ? Deux tendances se dégagent : des pertes dans les écoles de ville et des gains dans les écoles de campagne.
Les suppressions de postes seraient au nombre de 13. Seraient notamment concernées les communes suivantes : Vannes (1/2 poste à Prévert et un à Jules-Ferry), Saint-Avé (un à l'école Anita-Conti), Lorient (Bois-Bissonnet), Lanester (Barbusse), mais aussi Ploemel, Languidic et Riantec.
Ouvertures : Rieux
a le vent en poupe
Selon le Sgen-CFDT, les ouvertures seront, en nombre, plus importantes que les fermetures.
Elles bénéficieraient aux écoles de campagne : Gourin (+1/2), Le Tour-du-Parc, Rochefort-en-Terre, (+1), Inguiniel, Larré, Locmaria-Grand-Champ, Augan (+1/2), Saint-Perreux (+1/2), Sérent, Baud (+1), et enfin Rieux (+1). Cette dernière commune augmente ses effectifs de 20 élèves.
Bilingue : le cas de Merville à Lorient
Quant à l'enseignement bilingue, la question s'est posée pour l'école de Merville, à Lorient. « Elle demande un poste en plus. Mais au vu des effectifs, il fallait plutôt une transformation d'un poste monolingue et bilingue. Or, cette transformation ne semble pas possible, faute d'avoir trouvé des enseignants. Pourtant, 23 personnes ont été auditionnées », dit Claude Le Nestour.
