26 avril 2008
Le bureau syndical de Sud-Santé 29 a lancé hier, depuis Quimper, un appel aux usagers et personnels de l'hôpital public. « En danger de mort », selon le syndicat. « Il faut que les représentants des usagers dans les conseils d'administration des hôpitaux finistériens refusent de voter des budgets en déficit, des projets de fermeture de services ou de rapprochements publics privés qui contribueraient à affaiblir l'hôpital public », lance son responsable régional Jean-Paul Sénéchal. De Morlaix (étude de faisabilité d'une fusion centre hospitalier-Clinique de la baie) à Concarneau (fermeture envisagée des urgences de nuit), en passant par Carhaix (fermetures maternité et chirurgie), Brest (départ d'Allogreffes à Rennes) sans oublier Quimperlé, Sud-Santé dresse un tableau apocalyptique « de l'accélération de la dégradation généralisée du tissu hospitalier ». Le syndicat dit encore plus redouter les premiers effets, probablement à horizon 2009, du plan Larcher en faveur « de la transformation des hôpitaux publics en établissements publics industriels et commerciaux (EPIC) ». « Les hôpitaux de Brest, Morlaix et Quimper en deviendraient des structures pivots concentrant les urgences et ce serait le désert autour, les hôpitaux locaux devenant des centres de médecine moyen séjour ou de gériatrie », avance Jean-Paul Sénéchal. « C'est une logique d'économies de moyens susceptible de faire disparaître des centaines d'emplois dans le Finistère. Ce n'est pas bon pour la sécurité des patients », s'insurge-t-il. Sud-Santé appelle à manifester le 17 mai à Brest, mais aussi le 14 mai à Quimper. Ce jour-là, le directeur de l'Agence régionale de l'hospitalisation de Bretagne devrait inaugurer une nouvelle unité de 110 lits au centre hospitalier spécialisé Gourmelen.
