13 septembre 2007
Dans le département, les réseaux d'associations de service à la personne, représentaient 3.433 emplois en équivalent temps plein l'an dernier, pour un chiffre d'affaires de 96,6 M.
Ces chiffres ont été fournis, hier, à Brest par le groupe du Finistère « service à la personne », du Cres (Chambre régionale d'économie sociale). On devrait en savoir davantage l'année prochaine sur la façon dont ce secteur évolue, grâce à un projet de création d'un observatoire économique et social dans le département.
La tendance paraît toutefois à la hausse. Certaines associations chiffraient à 4,5 % la progression de l'emploi chez elles entre 2005 et 2006.
Plusieurs facteurs, dont l'augmentation du nombre de personnes âgées, expliquent le développement des emplois ces dernières années. La mise en place de l'aide personnalisé à l'autonomie (Apa) a aidé, mais aussi des politiques publiques, comme la prestation d'accueil du jeune enfant ou le crédit d'impôt qui, depuis début 2007, permet à des personnes n'ayant pas de revenus très importants d'avoir accès à des services.
Des représentants d'associations présentes hier estimaient que le secteur s'était très professionnalisé. Et que la création du diplôme d'état d'auxiliaire de vie sociale avait aussi joué un rôle dans la reconnaissance du métier. La tendance serait également à la spécialisation dans un service, pour un seul employeur, ce qui serait plus sécurisant pour le salarié que d'en avoir plusieurs.
Des valeurs communes
L'objet de la réunion d'hier était de montrer, notamment, que les associations de service partageaient des valeurs communes. « Les entreprises de l'économie sociale sont comme les autres même si elles entreprennent différemment », commentait Yannick Bigoin, chargé de mission dans le Finistère, depuis octobre dernier, du Cres, qui regroupe des associations, des coopératives, des mutuelles et des fondations.
