5 avril 2008
Le maire de Brest, François Cuillandre, et le président de l'association Céline et Stéphane, André Civray, ont annoncé, hier, l'organisation d'une grande manifestation, à Brest, pour défendre les activités d'allogreffes et de neurochirurgie pédiatriques à Brest, mais aussi les services menacés dans les autres hôpitaux finistériens.
Le combat continue
pour les allogreffes
« Si on ne fait rien, dans dix ans le Finistère sera un département mort. Brest pourrait perdre sa faculté de médecine et le CHU deviendrait simple CHR », a déclaré André Civray, « Nous lançons, avec le maire de Brest, un appel à toutes les associations, les universités, les sportifs et aux hôpitaux du Finistère qui se battent comme nous, afin de fixer la date d'un grand rassemblement à Brest, place de la Liberté ». L'association continue le combat en dénonçant des vices de forme dans l'instruction du schéma interrégional d'organisation des soins et en rappelant que les allogreffes sont devenues rentables pour un CHU depuis la tarification à l'activité.
Une fédération proposée
« L'accréditation (Notation de la qualité d'un établissement de santé) a donné une certification de niveau 1, la meilleure, à ces deux activités au CHU de Brest. Je continuerai à exercer mes compétences. S'il y a une plus-value de traitement à attendre pour un patient, il sera adressé à l'hôpital Saint-Louis, à Paris, dans le service d'hématologie le plus renommé », a déclaré le Pr Berthou. « Une fédération interhospitalière entre Brest et Rennes permettrait aux deux services de travailler ensemble. Mais cette proposition n'a pas été entendue pour l'instant ».
