16 janvier 2008
Les signatures de protocoles sont légion. Celle intervenue la semaine dernière à Plabennec sort plutôt du lot. Elle a trait à la qualité de l'eau et associe élus, agriculteurs et conchyliculteurs.
L'État n'est pas signataire mais la présence du préfet, Gonthier Friederici, avait valeur d'encouragement dans ce territoire sensible, où telle ou telle activité est pointée du doigt en cas de problème. « Tout est fait pour nous opposer. On dit stop », déclarait Goulven Brest, président du comité national de la conchyliculture, un des trois signataires.
« Mettons-nous autour d'une table. Quelque part, nous avons une obligation de résultat », expliquait un second signataire, Jacques Jaouen, président de la chambre régionale d'agriculture.
Le troisième, Louis Coz, président de la communauté de communes de Plabennec et des Abers, représentait les élus, montés en première ligne. Les trois signataires ont peut-être aussi envie de montrer qu'ils peuvent résoudre des difficultés, sans le bâton de la coercition. Le protocole, qui va être animé par Portance Conseils, concerne le bassin-versant de l'Aber Benoît et l'aval de l'Aber Wrac'h, une surface de 268 km², avec des cours d'eau, des côtes, des zones humides et des sites sensibles. L'ensemble du bassin abrite près de 500 agriculteurs, 155 ha de concessions conchylicoles sont recensées.
Des enjeux
Le protocole intervient aussi alors que la communauté de communes va contrôler l'assainissement individuel de 8.000 maisons, dont un tiers sont proches du littoral. Au moment aussi où la communauté veut développer, avec Créocéan, une aide au diagnostic permettant d'établir les relations de cause à effet pour les pollutions, afin de pouvoir anticiper. Également au moment où le Schéma d'aménagement et de gestion des eaux du Bas-Léon se met en place.
Bref, il a aussi valeur pédagogique dans une zone qui souhaite concilier durablement, ce qui n'est pas toujours simple, économie, environnement et tourisme.
