24 juin 2008
Sous le titre : « Meurtre d'André Morvan. Round d'observation », nous avons publié, le 18 juin dernier, le compte-rendu du nouveau procès des punks accusés du lynchage d'un promeneur brestois en août 2004. François Nicot, procureur de Brest au moment des faits, nous a fait parvenir la précision suivante : « Dans ce compte-rendu, il est indiqué que l'accusation dont j'avais la responsabilité en qualité de procureur de la République de l'époque aurait été "baclée". Cette affirmation blessante est purement subjective. Je souhaite rappeler qu'une mise en examen de personne poursuivie pour un crime ou un délit doit reposer sur des charges juridiquement encadrées qui n'apparaissaient pas à l'égard de certains suspects dans l'enquête initiale et qu'à défaut de l'existence de ces charges, la nullité de la procédure était encourue. L'orientation donnée aux faits par le parquet ne pouvait reposer sur des impressions ou des souhaits et n'avait pas d'autre objectif que le respect de la loi ».
