28 février 2008
Depuis lundi, à Saint-Brieuc (22), l'hôpital Yves-Le Foll accueille la première unité de soins intensifs neuro-vasculaires de la région.
Avec près de 30.000 décès par an, l'accident vasculaire cérébral (AVC) est la troisième cause de mortalité en France. Il intervient à la suite de l'interruption de l'irrigation d'une partie du cerveau, causée par une artère bouchée ou rompue. Paralysie, incapacité à s'exprimer, troubles de l'équilibre et de la vue : les symptômes apparaissent très brutalement. Trois survivants sur quatre en gardent des séquelles irréversibles.
8.000 AVC en Bretagne
En Bretagne, 8.000 accidents vasculaires cérébraux sont recensés chaque année.
À Saint-Brieuc, l'hôpital Yves-Le Foll a inauguré, lundi, son unité de soins intensifs neuro-vasculaires. Celle-ci permettra une meilleure prise en charge des victimes, et notamment le raccourcissement du délai de réalisation des thrombolyses. « Cela consiste en la dissolution du caillot qui bouche l'artère et empêche l'irrigation du cerveau, indique Alain Furby, chef du service de neurologie. Nous allons pouvoir effectuer la thrombolyse plus vite et dans de meilleures conditions, ce qui va améliorer la qualité de vie ou permettre la survie du patient ». Ce traitement d'urgence réduit la mortalité et le handicap de 35 %.
Bientôt à Rennes et Brest
Il s'agit d'une première en Bretagne. « On peut dire que Saint-Brieuc est un pôle d'excellence en matière de neurologie, reprend le docteur. En tout cas, cette nouvelle unité en est un gage ».
Déjà, depuis 2003, 28 lits sont dédiés à la prise en charge des accidents vasculaires cérébraux au sein du service de neurologie. L'unité de soins intensifs comporte six lits, surveillés en permanence.
Les CHU de Brest et de Rennes ouvriront eux aussi une unité neuro-vasculaire courant 2008.
À Saint-Brieuc, le service de neurologie travaillera en étroite collaboration avec les hôpitaux de Guingamp, Paimpol et Lannion pour permettre un transfert rapide des patients.
