18 mars 2008
« Il y a une prévision d'effectif identique à l'an dernier et, malgré cela, il y a neuf suppressions de postes dans les collèges au titre de la baisse démographique », regrette Pascal Coignec, secrétaire départemental du SNES-FSU. « L'explication donnée, ce matin, lors du comité technique paritaire départemental, est que, l'an dernier, le constat était inférieur aux prévisions et donc qu'il s'agit d'un rattrapage », poursuit ce dernier.
Il dénonce une gestion à flux plus que tendu. « Sur les 63 collèges, il y en a onze où la prévision d'effectif faite par l'inspection d'académie pose problème. La difficulté, c'est que cela détermine la structure pédagogique de l'établissement et on économise comme cela une classe. C'est le signe que les moyens attribués au département sont vraiment limites. Et dans une cinquantaine de collèges, on a des classes de 27 élèves et plus sur trois niveaux ».
À cette situation, s'ajoutent les 25 postes supprimés au titre de la transformation des heures « postes » en heures supplémentaires, qui servent, entre autres, à couvrir des enseignements obligatoires pour les élèves, ce qu'ont refusé massivement les enseignants.
Vient également se poser le problème des postes bivalents, au nombre de huit dans le département. « À nos yeux, ce ne sont pas de vrais postes car ils ne seront jamais pris par les enseignants à qui on demande d'enseigner deux matières », souligne Pascal Coignec.
Postes précaires
pour les handicapés
S'agissant des élèves handicapés, les moyens restent précaires. Les emplois générés par les Contrats Avenir du plan Borloo arrivent à leur terme au bout de deux ans et ne vont pas être renouvelés. Pourtant, le besoin est bien là. Plus de 400 élèves sont concernés et 60 à 70 dossiers sont en cours d'examen à la Maison du handicap.
Les principaux syndicats du second degré appellent d'ailleurs aujourd'hui à la grève pour dénoncer la suppression des postes prévus dans l'Éducation nationale, mais aussi pour manifester leur inquiétude face aux propositions du rapport Pochard sur le métier d'enseignant. Rassemblement à 14 h, devant le rectorat, à Rennes. Des départs en car sont prévus à 10 h de Brest, Quimper, Châteaulin, Carhaix.